Hermann Immongault, numéro deux du gouvernement, a profité de cette séance pour faire un point de situation sur les piliers de l’action gouvernementale. Pour le locataire de la Primature, l’enjeu est de transformer les orientations du président de la République en résultats concrets, avec une priorité affichée pour la souveraineté économique et le pouvoir d’achat.
Le gouvernement mise sur une réforme fiscale de proximité avec la — très décriée par l’opinion — Taxe Forfaitaire d’Habitation (TFH). Pour le gouvernement, ce mécanisme doit permettre une véritable décentralisation en renforçant les ressources propres des collectivités locales. Sur le front social, la mise en service de la Centrale d’Achat du Gabon (CEAG) est confirmée comme le levier principal pour briser la spirale de la vie chère.
L’exécutif a également réaffirmé son calendrier de protectionnisme industriel et agricole. Le Gabon s’apprête à tourner le dos au modèle d’exportation de matières premières brutes et d’importation de denrées essentielles. À l’horizon 2027, l’importation du poulet de chair sera interdite, une mesure destinée à stimuler la production avicole nationale. Concernant l’horizon 2029, l’exportation du manganèse brut sera prohibée ; les opérateurs miniers sont ainsi sommés de développer des unités de transformation locale pour capter la valeur ajoutée sur le territoire.
En parallèle, le programme de production massive des titres fonciers est maintenu pour sécuriser la propriété des citoyens. Dans le domaine de l’économie bleue, le gouvernement veille à la mise en œuvre rigoureuse de l’Accord de pêche avec l’Union européenne, un dossier clé pour la gestion durable des ressources halieutiques.
À travers l’échéance du 4 février, le duo exécutif entend imposer une culture du résultat à une administration dont les performances seront désormais scrutées trimestre après trimestre.
Reste désormais à savoir qui, du chef du gouvernement ou du locataire de la Primature, fera la déclaration de politique générale du gouvernement.










