Le message du gouvernement est sans équivoque : la rentrée doit avoir lieu. Pour s’en assurer, le ministère passe à la phase de vérification. Christian Louembet-Onguele a ainsi prévenu que « l’inspection générale des services effectuera une visite de terrain dans les établissements pour contrôler l’effectivité de la reprise normale des cours dès ce lundi 2 février 2026. » Cette mesure vise à mettre un terme à l’incertitude qui plane sur le calendrier scolaire depuis le lancement de la grève en décembre dernier.
« Redonner la dignité aux enseignants »
Malgré le maintien du mouvement par certaines bases syndicales, le Secrétaire Général a tenu à rappeler les efforts fournis par l’exécutif pour apaiser les tensions. Il a affirmé que, « dans le souci de revaloriser la profession enseignante et de redonner la dignité aux enseignants, le gouvernement réaffirme sa détermination à respecter les engagements pris dans le cadre du protocole d’accord signé avec les parties prenantes. »
À ce titre, il a rappelé la signature d’un protocole d’accord additionnel de sortie définitive de crise avec les représentants de SOS Éducation la base des neuf provinces. Il a également souligné la transmission à la solde de 1800 dossiers de postulants à la profession enseignante, anciennement désignés comme bénévoles, ainsi que la distribution de 310 certificats de fin de formation aux enseignants bénévoles, sur un total de 1810 prévus. Enfin, il a mentionné la signature de 943 fiches bleues des confessions religieuses.
Face à une reprise que le ministère qualifie de « progressive sur l’ensemble du territoire national, atteignant un taux de reprise oscillant entre 5 et 30 % », les autorités appellent à un sursaut de conscience.
Le Secrétaire Général a lancé un vibrant appel aux troupes en précisant que « le ministère exhorte les enseignants ayant choisi de reprendre les cours à maintenir leurs engagements. » Il a poursuivi en indiquant que « la même exhortation est adressée aux syndicats constructifs pour qu’ils continuent à soutenir la poursuite des cours et à travailler ensemble pour le bien de nos élèves. »
Enfin, s’adressant directement aux familles gabonaises, Christian Louembet-Onguele a conclu en demandant aux parents de « veiller à envoyer leurs enfants à l’école à partir du lundi 2 février 2026 car leur éducation est une priorité. »









