D’entrée de jeu, le candidat a tenu à clarifier le sens de sa démarche. « Je m’appelle Darneau Essia Ndong. Je suis un homme de terrain, un passionné de football, un manager d’expérience. Aujourd’hui, j’assume pleinement un acte politique fort : ma candidature à la présidence de la Fédération Gabonaise de Football », a-t-il déclaré avec solennité. Pour lui, cette démarche n’est en aucun cas une attaque personnelle, précisant d’emblée que « cette candidature n’est pas un règlement de comptes », mais bien « une alternative » et « un projet de rupture ».
Le diagnostic posé sur l’état actuel de la discipline est particulièrement sévère. Darneau Essia Ndong estime que « depuis plus de dix ans, notre football est en crise. Une crise profonde, structurelle, morale et institutionnelle ». Il pointe du doigt un déclin global dont « les résultats peu satisfaisants de notre équipe nationale lors de la CAN 2025 sont la conséquence directe ». Selon lui, le constat est sans appel : « le football gabonais a reculé d’au moins une décennie ».
Le candidat a longuement énuméré les failles du système actuel, affirmant qu’il n’existe « plus aucune compétition nationale crédible », « aucune vision pour la formation », « aucun financement durable du football local » et surtout « aucune transparence dans la gestion ». Cette situation dramatique a des conséquences humaines directes que le candidat dénonce avec force : « Les clubs meurent ; Les joueurs souffrent ; Les anciennes gloires sont oubliées ; Et notre jeunesse s’exile, souvent au péril de sa vie, faute de perspectives dans son propre pays ».
Face à ce qu’il refuse de considérer comme une fatalité, il prône « un changement profond de modèle ». Il appelle de ses vœux « un football organisé, structuré, professionnel et crédible » ainsi qu’« un football qui cesse d’être une charge permanente pour l’État et qui devient un secteur autonome, responsable et créateur de valeur ». Pour y parvenir, son programme prévoit une refonte totale incluant « la structuration de la Direction Technique Nationale », « une gouvernance transparente », « une vraie politique de formation » et « la mise en place et développement des partenariats avec les entreprises locales et internationales ».
Pour Darneau Essia Ndong, « le temps n’est plus aux discours creux » ni « aux divisions personnelles ». Il considère que l’élection d’avril 2026 est un tournant majeur qui « représente le choix entre la continuité de l’échec et l’audace du renouveau ». Son ambition ultime est de permettre au pays de « retrouver le football des grandes émotions », celui qui « unissait tout un pays autour de son maillot ». Dans un ultime appel au rassemblement, il a martelé : « Ensemble, reprenons le contrôle de notre football. Ensemble, sauvons le football gabonais ».










