Cette directive, placée sous l’autorité de la Banque Centrale, vise notamment les fonds de remise en état des sites (RES) et de réhabilitation, une avancée majeure pour la prévisibilité des changes dans les pays pétroliers où les transactions s’effectuent majoritairement en dollars. Pour Nicaise Moulombi, si la disponibilité de ces devises est une victoire économique, la question de leur utilisation concrète pour la restauration de la nature reste entière, d’autant plus que l’état de pollution accumulé sur plusieurs décennies nécessite une intervention urgente et précise.
Fort d’un engagement de longue date sur ce dossier, Nicaise Moulombi a rappelé ses multiples plaidoyers, tant au Parlement gabonais qu’auprès de la Banque Centrale, pour définir les périmètres techniques de réhabilitation et de restauration des sites. Il souligne que l’ONG Croissance Saine Environnement a déjà réalisé, avec le soutien de la Banque Africaine de Développement (BAD) et d’un cabinet international, une cartographie exhaustive des sites pollués du territoire national. Ce travail de référence permet aujourd’hui d’établir un « état zéro » indispensable pour une action publique efficace.
En conclusion, Nicaise Moulombi a annoncé la publication imminente d’une note de position officielle qui proposera une méthodologie d’approche rigoureuse. Son objectif est de garantir que ces fonds ne demeurent pas de simples écritures comptables à la Banque Centrale, mais qu’ils servent à financer une réhabilitation réelle et visible, alors que des incidents de pollution sont encore signalés de manière quasi hebdomadaire sur le terrain.










