L’école gabonaise est à l’arrêt, et avec elle, c’est l’avenir d’une génération entière qui vacille. C’est le constat amer dressé par le Vice-Président du BDC, qui estime d’entrée de jeu que « le silence n’est plus une option ». Pour le parti, le temps des simples médiations est révolu et l’heure est à l’action directe pour éviter que cette crise ne déstabilise l’ensemble de la République.
L’analyse du BDC sur l’état du pays est sans concession : « la crise qui paralyse le secteur de l’Éducation nationale s’inscrit dans la durée et menace désormais l’équilibre social de notre pays ». Selon le parti, « malgré les efforts consentis, les médiations engagées n’ont pas permis de sortir de l’impasse ». Aujourd’hui, le constat est brutal : « l’école est à l’arrêt. Et avec elle, c’est l’avenir de toute une génération qui se trouve suspendu à l’incertitude ».
Le texte souligne l’urgence en rappelant que « lorsque l’école s’arrête durablement, c’est la République elle-même qui se fragilise ». Obame insiste sur le fait que « chaque jour d’école perdu est une défaite collective » et que « chaque semaine d’inaction affaiblit un peu plus la cohésion nationale ». Pour lui, il s’agit d’une situation critique qui « compromettrait des acquis chèrement obtenus » lors d’une transition qui avait pourtant « ravivé l’espoir d’un nouveau départ ».
Face à ce péril, le BDC demande au Chef de l’État de « s’autosaisir de cette crise » en sa qualité de « garant des institutions », de « Chef du Gouvernement » et de « protecteur de l’intérêt général ». La solution proposée par Aubame est la convocation immédiate d’une « rencontre nationale de concertation » sous l’autorité directe de la présidence. Loin d’être un simple forum, cette initiative doit permettre de « dégager une trêve sociale claire, encadrée et engageante », condition sine qua non au « rétablissement durable du calme social ».
Aubame prévient : l’enjeu n’est pas de « multiplier les discours », mais de « prendre des décisions concrètes et pérennes » afin d’arrêter un « calendrier crédible » et d’éviter que cette crise ne fasse « tache d’huile en ouvrant la voie à d’autres blocages sectoriels ». Pour ce faire, il appelle à une table ronde réunissant les forces religieuses, les syndicats, les parlementaires et les départements ministériels concernés, afin de garantir « la crédibilité et l’efficacité » de la démarche.
Le message porté par le vice-président du BDC est un appel au « sursaut républicain et patriotique ». Il exhorte l’ensemble de la classe politique à la conscience : « à ce stade, chacun doit mesurer la gravité du moment ». Selon lui, « les postures doivent céder le pas à la clairvoyance » et « les calculs doivent passer au second plan face à l’intérêt supérieur de la Nation ».
Obame conclut en appelant à la « maturité » et à la « sagesse de tous » pour une « paix sociale, mais à une paix construite, assumée et durable ». Son avertissement final résonne comme un cri de ralliement : « le temps joue contre la République », car au Gabon, « le Gabon ne peut pas avancer avec une école à l’arrêt » et surtout, « la République ne se négocie pas : elle se protège ».










