Un cap politique fondé sur la performance
Le Chef de l’État a ouvert son propos en précisant que l’heure n’était plus aux essais. Il a déclaré que « l’année 2026 n’est pas une année d’expérimentation », précisant l’avoir placée « sous le signe de la Performance, de la Probité et du Patriotisme, valeurs qui doivent désormais guider l’action publique ». Cette orientation marque une volonté de renforcer l’efficacité des institutions durant les quelques semaines seulement après la fin de la transition, actée par la mise en place d’un nouveau gouvernement.
Coopération internationale et justice
S’adressant aux partenaires internationaux, le Président a insisté sur la nécessité d’une collaboration concrète concernant les dossiers judiciaires en cours. Il a exhorté la communauté internationale à apporter son « concours à la mise en œuvre des décisions de justice » visant Sylvia et Noureddin Bongo Valentin. Pour le Chef de l’État, le respect de la souveraineté juridique du Gabon est un élément clé de la relation avec ses partenaires.
Discipline administrative et fin de l’impunité
S’adressant aux forces vives de la nation, le Président a insisté sur la responsabilité des agents publics. Il a souligné que « nul ne peut exiger davantage de l’État sans être prêt à accomplir le minimum requis », ajoutant que « la présence effective au poste de travail et la discipline sont désormais des exigences non négociables ». Pour garantir ce cadre, il a exigé que les conseils de discipline se tiennent régulièrement afin de sanctionner les manquements « sans complaisance ».
Sur le plan de la justice, il a réitéré que la « Ve République ne s’accommode plus de l’impunité ». Il a affirmé une position stricte face à la violence : « Quelle que soit l’issue de cette consultation, l’État ne laissera pas impunis les auteurs de crimes de sang ni leurs commanditaires », rappelant que l’autorité de la loi doit rester la norme.
Consultation populaire sur la peine de mort
Une annonce majeure concerne l’évolution du cadre législatif pénal. Le Président a instruit l’organisation d’un débat national sur la peine de mort, expliquant que « la question de la peine de mort touche à la conscience nationale et ne peut être tranchée de manière unilatérale ».
Selon ses directives, « cette réflexion doit être portée par le peuple souverain […] dans le cadre d’une consultation populaire », où les citoyens devront se prononcer sur ce sujet qu’il qualifie de « grave et structurant pour notre société ».
Indépendance judiciaire et décentralisation
Le Chef de l’État a également abordé le fonctionnement du pouvoir judiciaire, s’engageant à œuvrer pour une « justice indépendante, libre de toute intervention », tout en précisant que cette indépendance doit s’accompagner d’un « respect strict de la Constitution ».
Enfin, concernant la décentralisation, il a rappelé qu’il s’agit d’un processus poursuivi par l’État, mais qu’il « suppose une gestion rigoureuse, transparente et exercée par des personnels qualifiés ». Pour le Président, l’ensemble de ces mesures vise un objectif unique : restaurer « l’autorité et la crédibilité de l’État ».










