L’alerte est sérieuse. Par voie de courrier officiel, le puissant syndicat pétrolier a notifié les directeurs généraux des plus grands groupes opérant dans le pays. De Perenco à TotalEnergies EP Gabon, en passant par Assala, Maurel & Prom ou encore BW Energy, personne n’est épargné par cette mise en demeure qui sonne comme un dernier avertissement.
Un front commun contre les majors et les sous-traitants ?
L’offensive de l’ONEP ne se limite pas qu’aux seuls producteurs. Le document, visé par les sceaux de réception de nombreuses entreprises ce 16 janvier, cible également une vaste liste de sociétés de services et de prestations (Schlumberger, Bourbon Offshore, Spie OGS, entre autres).
L’objet de la correspondance est sans équivoque : « Éventuel arrêt concerté de travail – ultimatum ». Si les revendications précises n’ont pas été détaillées dans ce premier jet public, la démarche indique une rupture profonde du dialogue social entre les employés et le patronat pétrolier.
Vers un blocage stratégique ?
Les cachets de réception apposés sur les documents attestent que les entreprises ont bien pris la mesure de la menace. À Port-Gentil, capitale économique et centre névralgique de l’or noir, l’inquiétude grandit. Un arrêt de travail concerté dans ce secteur névralgique pourrait avoir des conséquences immédiates et lourdes sur l’économie nationale, dont le pétrole reste le principal poumon.
Pour l’heure, les directions générales des sociétés concernées n’ont pas encore réagi officiellement. Le compte à rebours est cependant lancé : sans une ouverture rapide de négociations ou une réponse satisfaisante aux points de friction, les installations pétrolières pourraient entrer en phase de mise en veille dans les jours à venir.
Dossier à suivre.









