Une présence historique dans les lois de finances
Pour Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, le “scandale” actuel est le symptôme d’un manque de culture citoyenne et de lecture des documents officiels. Contrairement aux rumeurs, la Taxe sur les Véhicules de Luxe (TVL) n’est pas une invention de la Transition.
« La TVL, inscrite au compte PCE 714.318, a toujours existé dans chaque loi de finances depuis des décennies », rappelle-t-il avec fermeté. Il déplore que de nombreux citoyens et certains médias préfèrent suivre des « lives » de distraction et de délation plutôt que de consulter le Journal Officiel, où la loi de finances est pourtant accessible à tous.
85 % de la population hors de cause
L’une des principales fausses informations circulant actuellement laisse entendre que cette taxe pèserait sur tous les propriétaires de voitures. Le 2e Vice-Président du Conseil économique, social, environnemental et culturel rétablit la réalité des chiffres en précisant que seuls les véhicules de haut standing, achetés par les 10 à 15 % de la population les plus nantis, sont visés. Le parc automobile d’occasion, dont l’âge autorisé est passé de 3 à 10 ans sous la Transition, n’est absolument pas concerné par cette mesure.
« Elle ne touche pas plus de 70 % du parc automobile des Gabonais », précise l’acteur civique, soulignant que cette taxe est un outil de contribution pour ceux ayant un pouvoir d’achat élevé.
Le paradoxe : une taxe jugée trop faible
L’ironie de cette polémique réside dans le fait que Geoffroy Foumboula Libeka Makosso juge cette taxe non pas trop lourde, mais sous-évaluée. Avec des prévisions de 89 millions de FCFA en 2025 et 63 millions en 2026, il s’étonne de la faiblesse de ces montants au regard du nombre de véhicules de luxe neufs visibles à travers le pays.
« J’avais déjà attiré l’attention sur cette taxe à l’Assemblée que je trouvais sous-évaluée. On donne le sentiment que les plus nantis ne sont pas taxés alors que c’est à eux de davantage contribuer », dénonce-t-il.
Un appel à l’éveil des consciences
En conclusion, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso invite la presse nationale à faire preuve de plus de rigueur professionnelle en enquêtant sur les sujets techniques plutôt qu’en relayant l’émotion des réseaux sociaux. Pour lui, le véritable devoir citoyen commence par l’effort de s’informer à la source pour ne plus être l’otage de la désinformation.










