Pour les militants du FDS résidant hors des frontières nationales, les récents vœux du Président Anges Kevin Nzigou ont agi comme un catalyseur. Selon Jean-Pierre ANTCHOUE, cet exercice n’avait rien d’une simple formalité de début d’année. « C’est avec beaucoup d’attention que le discours de vœux adressé aux militantes et militants du Front Démocratique Socialiste par le Président de notre parti, Anges Kevin Nzigou, a été suivi dans la diaspora », souligne-t-il.
Pour nous, ce message constitue avant tout « un acte de clarification attendu par beaucoup : un rappel à l’ordre moral et une boussole dans un contexte où le brouillard politique menace parfois de faire perdre le sens de l’essentiel. » Me NZIGOU tient à préciser que le FDS, bien que jeune, s’inscrit dans une continuité historique : « Notre engagement n’est né ni d’une conjoncture ni d’une opportunité. Il tire sa source des revendications légitimes du peuple que nous souhaitons porter politiquement. »
« Soutenir n’est pas se taire, espérer n’est pas s’aveugler »
Interrogé sur les relations entre le FDS et les autorités de la Cinquième République,Jean-Pierre ANTCHOUE confirme les exigences et limites claires du FDS. Si le soutien à la rupture avec les pratiques du passé est une réalité, nous refusons toute forme d’alignement passif.
« Soutenir ne signifie ni suspendre son esprit critique, ni renoncer à ses valeurs, encore moins accepter l’inacceptable », martèle-t-il avec force.
Notre vision de l’engagement politique est celle d’une vigilance de chaque instant : « Soutenir n’est pas se taire. Espérer n’est pas s’aveugler. Concernant le Président Me NZIGOU, il est incontestablement une figure politique de 1er plan dont le combat pour la justice ne souffre d’aucune ambiguïté. Il ajoute que la diaspora se reconnaît pleinement dans ce refus de la compromission : « Nous saluons la clarté et la portée de ce discours, qui s’inscrit pleinement dans les valeurs fondatrices du FDS : le refus de l’arbitraire, la défense sans ambiguïté des libertés fondamentales, une justice indépendante, et la promotion d’une politique économique et fiscale plus juste et moins violente pour les plus vulnérables. »
Nommé Vice-Président au lendemain d’élections législatives où il a pu mesurer l’attente des électeurs aux côtés de sa suppléante MBOUMBA-DJENNO, épouse MARTEAUX, Jean-Pierre ANTCHOUE voit dans la diaspora un levier de transformation pour le pays. Il perçoit sa nomination comme « la reconnaissance d’un engagement mais aussi d’une confiance dans les actions et la dynamique qui sont celles des militants du FDS au sein de la diaspora. »
L’objectif est désormais tourné vers l’avenir : « Le Congrès à venir sera un moment décisif, qui permettra de solidifier les structures et dessiner une ligne politique claire. À ce titre, la diaspora prendra toute sa part […] avec l’ambition de faire entendre ailleurs qu’au Gabon nos convictions et de créer ici, cette nouvelle classe politique formée et prête à apporter sa pierre à l’édifice. »
Enfin, Jean-Pierre ANTCHOUE n’occulte pas les défis quotidiens des Gabonais de l’étranger. De la volonté de retour au pays au paiement des bourses, les attentes restent pressantes. « Les voix s’élèvent car les promesses du Gouvernement tardent à se concrétiser », observe-t-il, tout en notant les défis structurels : « Les défis restent les mêmes : volonté de retour au pays avec un schéma clair, meilleur traitement administratif des autorités consulaires et diplomatiques, paiement régulier et dans les temps impartis des bourses d’études. »
Il accorde néanmoins un crédit de confiance à la nouvelle administration, notamment à TASSYLA-YE-DOUMBENENY, Ministre des Affaires étrangères et de la coopération
, chargé de l’intégration et de la diaspora : « C’est un signal fort. Sa compétence et sa connaissance des sujets de la diaspora devraient être un atout pour résorber progressivement les difficultés auxquelles nous faisons face. »
Le mot d’ordre de Jean-Pierre ANTCHOUE pour la rencontre de ce samedi 31 janvier à 14h reste limpide : « Rester droits. Droits dans nos valeurs, dans nos principes et dans notre fidélité au peuple. »










