La décision de suspendre l’accès aux plateformes numériques au Gabon provoque une onde de choc au sein de la classe politique. Le parti Ensemble Pour le Gabon affirme avoir appris cette nouvelle avec une « consternation et une indignation » profondes, considérant que cette mesure constitue une « violation grave des libertés fondamentales garanties par la Constitution de la République Gabonaise ».
Selon le mouvement du principal opposant au gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nze, cette décision porte une « atteinte inacceptable à la démocratie, à la participation citoyenne, et aux droits les plus élémentaires des Gabonaises et des Gabonais », tout en étant « contraire aux engagements internationaux auxquels le Gabon a librement consenti ».
Le ton se fait particulièrement incisif lorsque le communiqué aborde la légitimité de l’autorité de régulation. Le parti martèle que « rien, absolument rien, ne donne le droit à la HAC de prendre une telle mesure », qualifiant l’acte d’« abus de pouvoir, juridiquement contestable et politiquement inacceptable, qui bafoue l’État de droit ».
Pour l’EPG, cette suspension ne se contente pas de restreindre le débat public, elle « prive des millions de Gabonais de leurs moyens d’expression » et « fragilise l’économie numérique » tout en nuisant gravement aux libertés d’entreprise.
Exprimant sa « ferme condamnation », le parti s’inquiète de voir s’installer un « climat de peur et de répression, incompatible avec un État de droit ». En conséquence, la formation politique « demande au Gouvernement de revenir immédiatement sur cette décision arbitraire » et « exige la garantie effective de la liberté d’expression, de communication et d’entreprise au Gabon ». Alain-Claude Bilie-By-Nze prévient que si cette décision n’est pas annulée dans les plus brefs délais, son parti « saisira toutes les instances nationales, régionales et internationales compétentes ».
Face à ce qu’il qualifie de « dérive liberticide », Ensemble Pour le Gabon appelle l’ensemble des forces démocratiques, les organisations citoyennes et les acteurs économiques à « se mobiliser pour faire barrage » à cette mesure. Enfin, le communiqué « interpelle également la communauté internationale et les amis du Gabon, afin qu’ils fassent entendre raison aux autorités gabonaises et rappellent l’exigence du respect des libertés fondamentales ». Le président du parti conclut en assurant que ses équipes agiront « sans relâche pour que la liberté, la justice et la dignité citoyenne prévalent au Gabon ».









