Une illusion de révolte
L’entame de match a pourtant laissé croire à un miracle de fin d’année. Portées par une rage de vaincre inédite, les Panthères ont surpris les Éléphants en menant 2-1 à la pause grâce à des buts de Guelor Kanga (11′) et Denis Bouanga (21′). Mais ce n’était qu’un feu de paille. En perdition physiquement et tactiquement, les hommes de Thierry Mouyouma ont sombré en fin de match, encaissant l’égalisation à la 84e minute avant de concéder le but de la défaite dans le temps additionnel (91′). Ce passage à tabac n’a pas été seulement physique, il a été psychologique : voir une avance s’évaporer face à la maîtrise ivoirienne a fini d’achever le moral des troupes.
Un bilan historique de médiocrité
Le Gabon sort de cette CAN 2025 par la toute petite porte. Avec trois défaites en trois matchs (0-1 contre le Cameroun, 2-3 contre le Mozambique et 2-3 contre la Côte d’Ivoire), le constat est accablant. L’absence de cadres, au premier rang desquels Pierre-Emerick Aubameyang, n’explique pas tout. La défense, véritable passoire tout au long du tournoi, a de nouveau craqué sous la pression des champions en titre. Ce naufrage en terre marocaine met en lumière les carences profondes d’un effectif à bout de souffle, incapable de tenir un résultat.
Sanctions immédiates : le gouvernement tape du poing sur la table
L’humiliation a été de trop pour les autorités. Hier soir, dans la foulée de cette élimination piteuse, le gouvernement a pris des mesures de rigueur exceptionnelle. Par la voix du Dr. Simplice Désiré Mamboula, ministre des Sports par intérim, le pouvoir a acté la dissolution immédiate du staff technique.
Dans un élan de fermeté sans précédent, l’équipe nationale a été suspendue jusqu’à nouvel ordre et l’ensemble des joueurs ayant participé à cette campagne ont été mis à l’écart. Ce passage à tabac à Marrakech marque ainsi la fin brutale d’une ère, les autorités ayant choisi de faire table rase pour reconstruire le football gabonais sur de nouvelles fondations dès ce 1er janvier 2026.










