L’essentiel de l’inquiétude de Bitsutsu-Gielessen porte sur la diffusion d’une seconde vidéo, prétendument filmée à l’insu du Chef de l’État au sein du Palais Présidentiel. Cette séquence, qui aurait transpiré par un acte d’espionnage attribué à Noureddin Bongo, le montrerait en garde à vue avec sa mère au sein même de la Présidence de la République.
L’analyste rappelle avec force que la Présidence est le siège de la sécurité nationale, abritant des organes critiques tels que le Conseil National de Sécurité, les services de renseignement et la Direction Générale des Services Spéciaux.
La question centrale est : comment Noureddin Bongo a-t-il pu filmer le Chef de l’État à son insu et faire sortir ces enregistrements d’un lieu aussi sécurisé ?
« Comment Noureddin Bongo a-t-il pu sortir les enregistrements de la Présidence de la République sans avoir été intercepté par les services spéciaux ? », s’interroge Bitsutsu-Gielessen. Il insiste sur la technicité de l’opération, notamment la transmission de données (potentiellement par Wi-Fi) hors du Palais, un acte qui relève, selon lui, de l’« espionnage pur et simple. »
« Le Président est en danger »
Pour Bitsutsu-Gielessen, le constat est sans appel : « Le Président de la République est en danger. » Cette brèche de sécurité sans précédent démontre que le Chef de l’État n’est pas sécurisé au centre même du pouvoir par les agents censés le protéger.
Cette situation, selon l’analyste, révèle la difficulté de gouverner en maintenant les mêmes équipes qui étaient en place sous l’ancien régime: « Il faut un renouvellement de la classe politique. Il faut un renouvellement des structures du pouvoir. Il faut un renouvellement des services de renseignement, de la direction générale des services de renseignement, » clame-t-il.
Outre les problèmes de sécurité, l’analyse pointe également une dérive au sein de l’appareil judiciaire. Une première vidéo ferait état de hauts magistrats tentant de faire signer une ordonnance de mise en liberté provisoire à Noureddin Bongo et sa mère, tout en affirmant agir sous les ordres du Chef de l’État pour « régler ça assez vite. »
Bitsutsu-Gielessen dénonce fermement un tel comportement qui « expose la personnalité du Chef de l’État face à des accusés » et qui est « complètement condamnable à déplorer de la part de nos magistrats. »
En conclusion, l’analyste exige que les responsabilités soient établies, notamment en ce qui concerne la manière dont Noureddin Bongo a pu échapper au contrôle de la Direction Générale des Services Spéciaux. Il appelle à ce que de telles pratiques et défaillances « doivent être du domaine du passé » pour la nouvelle république.










