Dès l’entame de son propos, Michel ONGOUNDOU LOUNDAH dresse un constat sévère de l’état du pays sous la Vème République. Il n’hésite pas à lier les difficultés actuelles à des circonstances qu’il juge mystiques et scandaleuses : « C’est à croire que cette Vème République est frappée d’une profonde malédiction. Comme si le charlatanisme mystique qui a servi à l’intronisation du Président, le jour de sa prestation de serment, a jeté un sort funeste sur nos institutions. »
S’interrogeant sur la multiplication des crises en un temps record, il énumère une série d’événements qui, selon lui, discréditent le sommet de l’État : « Sinon, comment expliquer autant de scandales, de dysfonctionnements et de sorties de route en moins d’un an ? Le chantage et le harcèlement exercé par le Libanais Nazi, sur la personne du Président, le kidnapping d’un homme d’affaires chinois par le chef de la sécurité rapprochée du chef de l’Etat, la gabegie… »
Pour le leader de REAGIR, pointer du doigt les plateformes numériques est une erreur de cible volontaire. Il rappelle que la colère sociale prend racine dans les défaillances concrètes des services publics et non dans le monde virtuel : « Sur le terrain, les délestages électriques persistent, l’accès à l’eau reste instable dans plusieurs zones, les hôpitaux continuent de fonctionner avec des moyens insuffisants. Ce ne sont pas les réseaux sociaux qui provoquent tous ces dysfonctionnements, ou qui sont à l’origine du retard de paiement des enseignants. »
Il récuse fermement l’argument sécuritaire ou de maintien de l’ordre souvent avancé par les autorités : « Dans ce contexte, la suspension des réseaux sociaux ne répond pas aux causes profondes du malaise national. Les plateformes peuvent amplifier les débats, mais elles ne créent ni la crise sociale, ni les tensions budgétaires, ni les défaillances des services publics. »
Michel ONGOUNDOU LOUNDAH a également exprimé son indignation face au traitement de l’insécurité, citant le meurtre tragique d’un adolescent de 13 ans, Pascal Cameron Ngueba Loko, enlevé le 18 décembre 2025 : « Une enquête a été annoncée, mais l’opinion attend toujours des réponses claires et régulières sur l’avancée de la procédure. La manière dont un État traite l’assassinat d’un enfant dit quelque chose de la protection qu’il accorde à tous les autres. »
Enfin, le président de REAGIR fustige l’écart entre les promesses du gouvernement et la réalité de la censure actuelle. Il qualifie la décision de la HAC d’« énième aberration qui jette le discrédit sur l’ensemble de la nation gabonaise ».
« Cette décision est tout simplement une énième aberration qui jette le discrédit sur l’ensemble de la nation gabonaise dont l’image ne cesse d’être abîmée de jour en jour par ceux-là mêmes qui nous avaient promis “l’essor vers la Félicité”. », a-t-il déclaré en conclusion.









