Par Guilou Bitsutsu-Gielessen
Le Gabon traverse une zone de turbulences économiques, c’est un fait. Mais la rigueur imposée par le Fonds Monétaire International (FMI) ne doit pas se transformer en un carcan qui étouffe l’économie gabonaise. Si le FMI demande des réformes, celles-ci ne doivent jamais se faire au détriment de l’investissement dans nos propres développements nationaux. La souveraineté n’est pas un slogan, c’est une pratique quotidienne. Accepter des prêts qui hypothèquent l’avenir de nos enfants avec des conditions qui étouffent notre croissance, ce n’est pas de la gestion, c’est de la capitulation.
Nous demandons au ministre Thierry MINKO d’être ferme sur le plan social, car on ne peut pas couper dans les budgets vitaux sous prétexte de rééquilibrage budgétaire. Sur la vision, le Gabon sait mieux que quiconque quelles sont ses priorités structurelles, car le FMI est un consultant, pas un régent. Rester ferme face au FMI, c’est affirmer que le Gabon n’est pas un élève en difficulté qu’on réprimande, mais un partenaire stratégique.
Aussi, la seule réponse crédible au FMI n’est pas la supplique, c’est la production. Nous devons transformer nos matières premières ici, au Gabon, tout en soutenant nos médias, nos services et nos industries. Il est impératif de protéger l’entrepreneur gabonais comme le bien le plus précieux de la République et de former notre jeunesse afin qu’elle puisse pleinement participer à la reprise en main de notre pays, le tout porté par une administration agile qui aide nos citoyens et qui sanctionne quand il faut.
Aimer le Gabon n’est pas un slogan mais un engagement direct, une vocation, un déterminisme, une bravoure sans faille. Dans un moment de fortes turbulences, la nation doit se ranger derrière son CHEF, le PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE.










