Guillou Bitsutsu-Gielessen suggère la suspension des ministres et remplacés dans un délai déterminé par une “TASKE FORCE” de salut public
Le sport est souvent le miroir d’une nation. Les décisions radicales, et parfois douloureuses, prises récemment concernant notre équipe nationale de football ne doivent pas être perçues comme un acte isolé, mais comme une source d’inspiration systémique. Si nous sommes capables de suspendre et de réorganiser les instances sportives pour viser l’excellence, pourquoi hésiterions-nous à appliquer la même thérapie de choc à la gestion de l’État ?
Ma conviction est faite : ce qui a été décidé pour les Panthères devrait, à mon sens, être appliqué à l’exécutif Gabonais.
L’heure du « Reset » gouvernemental
Je suggère respectueusement au Président de la République de franchir un pas audacieux : “Suppendre l’action des ministres pour une période déterminée et confier la gestion de l’exécutif à une TASK FORCE de transition technique”.
Notre pays n’est plus à l’heure des ajustements cosmétiques ou des remaniements de convenance. Le Gabon a besoin d’un véritable « reset » administratif.
Cette Task Force, composée d’experts intègres et de patriotes chevronnés, aurait pour mission unique “sous la direction du président de la république” de remettre le pays sur les rails de la transparence et de l’efficacité, loin des pesanteurs politiciennes et des jeux d’influence.
Auditer nos richesses, protéger notre avenir
L’enjeu de cette suspension temporaire du gouvernement est vital. Il s’agit de mettre à plat, sans concession, l’ensemble des conventions qui lient notre pays aux partenaires extérieurs.
• Contrats miniers, pétroliers, halieutiques : Tout doit être passé au scanner. Il est impératif de mettre à jour ces accords pour s’assurer que les richesses de notre sous-sol et de nos eaux profitent réellement et prioritairement au peuple gabonais.
• Maîtrise budgétaire : Cette Task Force aurait la main haute sur le contrôle des budgets d’investissement et de fonctionnement. Trop longtemps, l’argent public s’est évaporé dans les méandres d’une administration parfois complaisante.
En finir avec la culture de l’impunité
Le mal qui ronge notre développement a un nom : la corruption. Mais elle a aussi un visage : celui des projets financés à coups de milliards, mais qui ne sortent jamais de terre.
Sous l’impulsion du chef de l’État, cette Task Force de l’exécutif aurait pour mission prioritaire de traquer ces « éléphants blancs ». Il ne s’agit plus seulement de dénoncer, mais de recouvrer les fonds et de sanctionner.
Gouverner, c’est contrôler. Et aujourd’hui, le contrôle doit être total pour que chaque franc CFA investi se traduise par une route, une école ou un accès à l’eau potable.
Dans la 5e république, le Gabon a besoin d’un développement cohérent et harmonieux. Le pays a besoin de retrouver une trajectoire. Le développement ne se décrète pas dans les salons ministériels ; il se construit sur le terrain, par la rigueur et la discipline.
En suspendant les ministères pour laisser place à une équipe de mission, le Chef de l’État enverrait un signal historique : celui d’une rupture définitive avec les pratiques du passé. C’est à ce prix, et seulement à ce prix, que le chef de l’État pourra est certain que son projet de société se déroule… Mettre le Gabon sur les rails d’un développement cohérent, harmonieux et souverain.
Le temps de la gestion au jour le jour est terminé. Place à l’action chirurgicale. Pour le pays, pour l’avenir, excellence Monsieur le Président oser la Task Force.










