• Login
Le Confidentiel du Gabon
S'abonner
Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
  • Actualités
  • Economie
  • Gouvernance
  • Diplomatie
  • Environnement
  • Opinion
  • Société Culture et Sport
  • Matières Premières
  • Nominations
  • Publi-reportage
Le Confidentiel du Gabon
  • Actualités
  • Economie
  • Gouvernance
  • Diplomatie
  • Environnement
  • Opinion
  • Société Culture et Sport
  • Matières Premières
  • Nominations
  • Publi-reportage
Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
Le Confidentiel du Gabon
Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
Accueil Actualités

Gabon – Victor Mefe : « La redevance passager, un désaveu politique pour les Gabonais de l’étranger »

Alors que l’espace CEDEAO multiplie les initiatives pour réduire le coût du transport aérien et favoriser l’intégration régionale, le Gabon prend le chemin inverse. Depuis le 1er janvier 2026, l’augmentation de la redevance passager (R4) vient alourdir une fiscalité déjà étouffante pour les ménages. Dans cette tribune, Victor Mefe, porte-parole du parti Ensemble pour le Gabon, dénonce une décision qui non seulement isole le pays sur la scène continentale, mais frappe de plein fouet la diaspora. Pour l'opposition, cette « fiscalité d'isolement » constitue un véritable désaveu politique pour les Gabonais de l'étranger, transformant le lien avec la patrie en un luxe inaccessible et sacrifiant le développement économique à long terme sur l'autel de recettes budgétaires immédiates.

La rédaction par La rédaction
20 janvier 2026
dans Actualités, Economie
Partager Sur FacebookPartager sur Twitter

Au 1er janvier 2026, le Gabon a procédé à l’augmentation de la redevance passager (R4), intégrée au prix des billets d’avion. Présentée comme une mesure destinée à financer les infrastructures aéroportuaires, cette décision intervient dans un contexte économique déjà marqué par une pression fiscale élevée, une inflation persistante et une érosion continue du pouvoir d’achat. Mais au-delà de ses effets immédiats sur les usagers résidents, cette hausse révèle une contradiction stratégique plus profonde : elle s’inscrit à rebours de la dynamique régionale portée par la CEDEAO et accentue la marginalisation d’un acteur pourtant central de l’économie nationale : la diaspora gabonaise.

A Lire Egalement

Santé : les agents en attente de poste budgétaire durcissent le ton

Chantiers de l’Etat : sous l’œil d’Oligui Nguema, les entreprises du BTP sommées de livrer

« Et Sybilus créa l’Homme… La Genèse » : un lecteur, diplomate de son état aux Nations unies à New York, salue « un ouvrage profond » réservé aux initiés

Depuis 2024, l’espace CEDEAO a engagé une orientation claire en matière de transport aérien, considérant la mobilité comme un levier structurant de l’intégration régionale, de l’attractivité économique et du développement touristique. La logique défendue repose sur la réduction des coûts d’accès au territoire afin de stimuler les flux, accroître les volumes et générer, par effet d’entraînement, des recettes économiques indirectes durables. Cette approche tranche avec les politiques de surtaxation, désormais perçues comme contre-productives dans des marchés aériens encore fragiles.

C’est précisément dans ce contexte que la décision gabonaise interroge. En augmentant la redevance passager, l’État fait le choix d’un renchérissement supplémentaire du billet d’avion dans un pays où les tarifs figurent déjà parmi les plus élevés du continent à distance équivalente. Cette hausse ne se contente pas d’affecter la mobilité intérieure ; elle frappe de plein fouet la diaspora gabonaise, déjà confrontée à un coût de transport prohibitif pour maintenir le lien avec le pays. Or, cette diaspora n’est ni marginale ni périphérique dans l’économie nationale. Elle constitue un acteur économique, social et politique majeur, contribuant à la fois par les transferts financiers, les investissements privés, les projets entrepreneuriaux, le soutien aux familles et la circulation des compétences. Lors du Dialogue national, cette réalité avait été clairement exprimée. La diaspora avait formulé une demande explicite de baisse des prix des billets d’avion, identifiant le coût du transport comme un frein majeur au retour, à l’investissement et à la participation active à la reconstruction nationale.

La hausse de la redevance passager apparaît donc comme un désaveu politique de cette demande. Là où un signal d’apaisement et d’inclusion était attendu, la décision prise renforce le sentiment d’éloignement et de pénalisation. Pour de nombreux Gabonais établis à l’étranger, voyager vers le pays relève déjà d’un arbitrage financier lourd ; l’augmentation de la R4 transforme cette contrainte en véritable barrière économique, limitant les séjours, les retours temporaires et, à terme, l’ancrage durable de la diaspora dans la dynamique nationale.

Cette situation contraste fortement avec les choix opérés dans plusieurs pays membres de la CEDEAO. Le Nigeria, le Ghana, le Sénégal ou encore le Cap-Vert ont intégré une évidence économique : dans le transport aérien, le volume crée plus de valeur que la surtaxation. En allégeant les redevances et en améliorant l’accessibilité, ces pays favorisent la mobilité de leur diaspora, renforcent les flux touristiques et stimulent les investissements transnationaux, avec des effets positifs sur l’ensemble de l’économie.

À l’inverse, le Gabon fait le choix d’une fiscalité d’isolement qui pénalise à la fois les résidents et les non-résidents, affaiblit sa compétitivité régionale et réduit sa capacité à capter les bénéfices économiques liés à la circulation des personnes. Cette orientation traduit une logique budgétaire de court terme, fondée sur la recherche de recettes immédiates, sans prise en compte suffisante des effets macroéconomiques et sociaux à moyen terme.

Dans un pays engagé dans une transition politique et en quête de crédibilité économique, cette décision envoie un signal contradictoire. Elle donne le sentiment que la fiscalité sert davantage à compenser des fragilités structurelles qu’à accompagner une stratégie de développement cohérente, inclusive et alignée sur les dynamiques régionales.

En définitive, taxer davantage une mobilité déjà contrainte ne renforce ni l’État ni l’économie. À l’inverse, reconnaître le rôle stratégique de la diaspora, aligner la politique aérienne sur les orientations régionales et faire du transport un levier d’inclusion plutôt qu’un outil de prélèvement constituent des conditions essentielles pour renouer avec une trajectoire de croissance durable. Le débat sur la redevance passager dépasse donc la question technique : il interroge directement la vision politique du lien entre l’État, ses citoyens et son avenir économique.

L'URL courte de cet article est : https://www.leconfidentiel.ga/05ho
Partage32Tweet20EnvoyerPartage

Articles Recommandés pour vous

Santé : les agents en attente de poste budgétaire durcissent le ton, crédit Le Confidentiel.

Santé : les agents en attente de poste budgétaire durcissent le ton

par Arnaud Mbeng Edou
29 septembre 2026
0

Ils étaient réunis ce lundi 28 septembre devant les locaux du ministère de la Santé, à Libreville. Ce mardi 29 septembre, le collectif des agents en attente de...

Chantiers de l'Etat : sous l'œil d'Oligui Nguema, les entreprises du BTP sommées de livrer, crédit DR;

Chantiers de l’Etat : sous l’œil d’Oligui Nguema, les entreprises du BTP sommées de livrer

par Arnaud Mbeng Edou
29 septembre 2026
0

La scène est ubuesque, mais elle dit beaucoup de la relation qui s'est nouée entre le chef de l'État et les entreprises chargées d'exécuter ses grands chantiers. Mi-septembre,...

« Et Sybilus créa l'Homme... La Genèse » : un lecteur, diplomate de son état aux Nations unies à New York, salue « un ouvrage profond » réservé aux initiés, crédit Le Confidentiel.

« Et Sybilus créa l’Homme… La Genèse » : un lecteur, diplomate de son état aux Nations unies à New York, salue « un ouvrage profond » réservé aux initiés

par Arnaud Mbeng Edou
29 septembre 2026
0

Un texte dans lequel il s'adresse directement à l'auteur, et que nous avons choisi de publier. Le ton est celui de l'admiration : « Un ouvrage poignant, un...

81e Assemblée générale de l’ONU : pourquoi le Gabon n'a pas quitté la salle face à Netanyahou, crédit DR.

81e Assemblée générale de l’ONU : pourquoi le Gabon n’a pas quitté la salle face à Netanyahou

par Arnaud Mbeng Edou
29 septembre 2026
0

La scène était attendue. Jeudi 24 septembre, lors du débat général de la 81e session de l'Assemblée générale, le Premier ministre israélien a pris la parole devant des...

Comment la SETRAG s'appuie sur les trois communes du Grand Libreville pour sécuriser la voie ferrée entre les PK 2 et 17, crédit DR.

Comment la SETRAG s’appuie sur les trois communes du Grand Libreville pour sécuriser la voie ferrée entre les PK 2 et 17

par Arnaud Mbeng Edou
28 septembre 2026
0

Sur les premiers kilomètres du Transgabonais, la voie ferrée ne traverse pas la forêt mais des quartiers. Entre la gare d'Owendo et la sortie du Grand Libreville, les...

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

UNE QUESTION ? CONTACTEZ NOUS

Toute l’équipe de Le Confidentiel reste à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire.

Par email : contact@leconfidentiel.net

Inscrivez-vous à notre Newsletter

  • Les appels de fonds suspects de Vincent de Paul Massassa dans un compte offshore aux entreprises pétrolières et gazières, crédit/Le Confidentiel

    Les appels de fonds suspects de Vincent de Paul Massassa dans un compte offshore aux entreprises pétrolières et gazières

    1082 partages
    Partage 433 Tweet 271
  • Gabon : quand Brice Clotaire Oligui Nguema assume sa polygamie au sommet de l’Etat

    740 partages
    Partage 296 Tweet 185
  • Grande Loge du Gabon : Jacques-Denis Tsanga succède à Ali Bongo Ondimba

    717 partages
    Partage 287 Tweet 179
  • Le Directeur général de la Sotrader Ahmed Bongo Ondimba viré

    674 partages
    Partage 270 Tweet 169
  • Le factice testament de Mohamed Nour Ed-Din Edouard Valentin BONGO

    597 partages
    Partage 239 Tweet 149
Le Confidentiel du Gabon

Ni juges, ni partis, nis soumis : nous sommes Le Confidentiel

Dernière Info
Formation : 60 conducteurs de grues offshores mieux outillés
Olam Palm Gabon développe le réseau des pharmacies agréées CNAMGS
Reconnaissance du système TRACER par l’Union Européenne
GSEZ : La sécurité aérienne à tout prix
RSE : GSEZ échange avec ses parties prenantes
  Flash Infos
Quand les magistrats contestent la copie du CSM du 16 septembre 25 septembre 2026
Incendie de Booué : le plan d’action de Ntoutoume-Leclercq 7 septembre 2026
Fête de l’indépendance : Oligui Nguema place le 66e anniversaire sous le signe du « temps des preuves » 16 août 2026
Justice : le SYNAGREF va-t-il paralyser les tribunaux pour contraindre l’État à appliquer son nouveau statut ? 10 juillet 2026
Budget 2027 : Jean Gaspard Ntoutoume Ayi alerte sur une situation financière “catastrophique” 27 juin 2026
Next
Prev

Telephone: 066275628
Telephone: 074841694
Email: contact@leconfidentiel.ga

Pour ou contre un procès du président déchu Ali Bongo Ondimba déposé par les forces de défense et de sécurité le 30 août 2023 ?

  • Qui Sommes-Nous ?
  • Devenez une source
  • Pourquoi s’abonner ? 
  • Contactez-Nous
  • La rédaction

© 2026 Le Confidentiel - Powered By Webmaster Freelance

Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
  • Actualités
  • Economie
  • Gouvernance
  • Diplomatie
  • Environnement
  • Publi-reportage
  • Opinion
  • Société Culture et Sport
  • Matières Premières
  • Nominations
  • Qui Sommes-Nous ?
  • Contactez-Nous
  • Devenez une source
  • Pourquoi s’abonner ? 

© 2026 Le Confidentiel - Powered By Webmaster Freelance

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
×