Le mirage des chiffres face à la réalité du FMI
Il y a quelques mois encore, l’exécutif affichait une assurance frôlant l’arrogance, défendant un budget 2026 bâti sur des projections de croissance et de dépenses d’investissement que les agences de notation qualifiaient déjà d’irréalisables. Ce cadre budgétaire bancal est l’héritage direct de la gestion de l’ancien ministre de l’Économie, Henri-Claude Oyima, dont la responsabilité est aujourd’hui lourdement engagée. En validant des prévisions excessivement optimistes, il a conduit le pays dans une impasse financière.
Aujourd’hui, le communiqué de Thierry Minko sonne comme un rappel à l’ordre brutal. En évoquant une « harmonisation budgétaire soutenable » et le respect des « procédures du FMI », Libreville confesse implicitement son incapacité à tenir ses promesses budgétaires sans une perfusion extérieure. Ce n’est plus un choix souverain, c’est une mise sous tutelle qui ne dit pas son nom, conséquence directe de l’obstination d’Henri-Claude Oyima à ignorer les alertes de l’époque.
Le « camouflet » de la loi de finances
Comment peut-on justifier qu’un budget voté en grande pompe puisse être ainsi retoqué par la nécessité d’un programme d’ajustement à peine l’année commencée ? Le message envoyé aux partenaires et aux populations est désastreux.
L’irréalisme démasqué : Les investissements pharaoniques promis par la Transition sont désormais suspendus au bon vouloir des technocrates de Washington. La stratégie de Monsieur Oyima, privilégiant l’affichage politique à la rigueur comptable, est désormais mise à nu.
La souveraineté en berne : En appelant à une « démarche collective » à l’échelle de la CEMAC, le gouvernement tente de diluer sa responsabilité dans une problématique régionale, oubliant que c’est la gestion de l’ancien ministre de l’Économie qui est aujourd’hui pointée du doigt.
La fin de l’euphorie ?
La rencontre du 5 novembre 2025 entre le président Brice Clotaire Oligui Nguema et Abebe Aemro Selassie (FMI) n’était donc pas une simple visite de courtoisie, mais bien le début d’un inventaire de crise après les errances d’Henri-Claude Oyima. Le communiqué d’aujourd’hui en est l’épilogue : le Gabon doit désormais rendre des comptes.
Pour le citoyen gabonais, ce « programme de croissance » promis rime souvent avec austérité, réduction des subventions et pression fiscale accrue. Loin des discours de rupture, le gouvernement semble retomber dans les vieux travers : dépenser sans compter sous l’ère Oyima, pour finir par tendre la main à l’international en sacrifiant sa loi de finances sur l’autel de la rigueur imposée.
Le budget de l’espoir pour 2026 n’aura duré que le temps d’une séance parlementaire. La réalité, elle, s’écrit désormais sous la dictée du FMI.









