Léon Armel Bounda Balonzi et ses partisans devront patienter encore une semaine. Initialement fixée au 9 janvier, la décision de justice concernant l’ex-ministre et son coaccusé, Abdel Moussavou (DG de ZEN B.T.P.), a été reportée au vendredi 16 janvier prochain.
Un rappel des enjeux
Pour rappel, ce procès instruit l’un des dossiers les plus emblématiques de la période post-30 août 2023. L’ancien ministre est poursuivi pour des faits présumés de blanchiment de capitaux, violation des procédures d’octroi des marchés publics et association de malfaiteurs.
Le dossier cristalise les attentions sur la réhabilitation du marché de Potos à Franceville, un marché de 3 milliards de francs CFA accordé à l’entreprise ZEN B.T.P., alors qu’une offre concurrente s’élevait à 900 millions. Lors de l’audience de décembre, l’accusé avait justifié ses choix par une forme de « redevabilité » politique envers Ian Ngoulou, ancien conseiller influent à la Présidence.
Des réquisitions sévères
L’enjeu de ce délibéré est de taille pour l’ancien membre du gouvernement. Le Ministère public a requis à son encontre une peine de 4 ans d’emprisonnement ferme, une amende de 110 millions de francs CFA, ainsi que la confiscation de l’ensemble de ses biens. De son côté, l’État gabonais réclame plus de 2,5 milliards de francs CFA au titre de dommages et intérêts.
La défense, quant à elle, continue de plaider l’incompétence du tribunal et l’exécution quasi totale des travaux, espérant obtenir une relaxe ou une requalification des faits. Rendez-vous est donc pris pour le 16 janvier pour le dénouement de ce feuilleton judiciaire.










