Dans le but d’assainir la gestion des effectifs de l’État, le gouvernement a approuvé lors de cette séance la création d’une Commission de discipline, de coordination et de suivi. Cette structure s’inscrit dans une stratégie de portage conjoint entre le ministère de la Fonction publique et celui du Budget. Ce binôme ministériel est désormais chargé de piloter un projet global de régularisation des situations administratives, lequel fera l’objet d’une concertation avec les organisations syndicales afin de garantir la transparence et l’adhésion des partenaires sociaux tout au long du processus.
L’axe central de cette réforme repose sur le lancement immédiat d’audits rigoureux concernant les stagiaires professionnels de la promotion 2024 ainsi que les agents relevant de la Main-d’œuvre non permanente. Ces investigations ont pour objectif de certifier la conformité administrative et financière de chaque dossier. Cette phase de contrôle est présentée par les autorités comme un préalable indispensable pour établir une base de données fiable et maîtriser les engagements financiers de l’État. En conséquence, toute progression administrative demeure gelée jusqu’à l’adoption définitive d’un nouveau cadre interministériel.
Cependant, cette mesure de suspension interroge sur sa pertinence opérationnelle et son impact social immédiat. Si la nécessité de maîtriser la masse salariale et de débusquer d’éventuelles anomalies répond à un impératif de bonne gouvernance, le gel des régularisations pourrait fragiliser des agents en attente de stabilité. La question se pose de savoir si cette pause administrative ne risque pas de ralentir la motivation au sein des services publics ou d’accentuer la précarité des agents de la MONP, dont le statut demeure en suspens le temps de l’enquête. L’efficacité de cette stratégie gouvernementale dépendra ainsi de la célérité avec laquelle les audits seront conduits et de la capacité du futur cadre interministériel à offrir des solutions concrètes et définitives.










