Ces interventions font suite à la journée du lundi 19 janvier, date à laquelle la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, avait annoncé une reprise progressive des cours. Toutefois, le constat sur le terrain a révélé une effectivité très limitée de cette rentrée, de nombreux établissements étant restés fermés. Ce décalage entre les annonces officielles et la réalité des classes vides apparaît comme un point de rupture dans le dialogue entre la tutelle et les grévistes.
Marcel Libama et Simon Ndong Edzo demeurent des figures centrales du paysage syndical. Leur engagement, qui remonte au retour du multipartisme en 1991, leur confère une influence notable. Leurs prises de parole lors des assemblées générales, notamment celle tenue au stade de basket d’Awendjé, sont perçues comme des éléments ayant favorisé le durcissement de la grève au sein de la base enseignante.
Les motifs de l’interpellation de Marcel Libama ont été précisés par certaines sources : il lui est reproché des faits d’« entrave à la liberté du travail » et d’« obstruction physique » à l’entrée des établissements. La justice examine son rôle dans l’empêchement de l’accès aux postes pour les agents non grévistes. Concernant Simon Ndong Edzo, appréhendé à son domicile par la Direction Générale des Recherches (DGR), les motifs officiels n’ont pas encore été communiqués. Néanmoins, compte tenu de la similitude de son parcours et de son implication dans les mêmes instances de décision que Marcel Libama, l’éventualité de charges identiques est avancée par plusieurs observateurs.
L’impact de ces procédures sur la suite du mouvement reste à déterminer. La question est désormais de savoir si ces interpellations conduiront à une radicalisation de la base ou si elles favoriseront une reprise des cours. Des éléments de réponse devraient émerger dans les prochaines heures, avec la possible tenue d’une nouvelle assemblée générale pour décider du maintien ou non des piquets de grève.










