Énergie et Eau : l’exigence de la vérité
Le sujet des délestages, qui éprouve quotidiennement les foyers gabonais, a été abordé avec une franchise assumée. Si Théophane Nzame-Nze Biyoghe a rappelé que les capacités de production connaissent une amélioration progressive grâce à la mise à niveau des infrastructures, il a tenu à clarifier le calendrier de rétablissement total : « Il est important de dire avec responsabilité que la résolution complète de la crise énergétique ne peut être immédiate. Les difficultés accumulées depuis plusieurs années nécessitent des investissements structurants et des réponses profondes qui s’inscrivent nécessairement sur la durée. »
Concernant l’accès à l’eau potable, l’accent a été mis sur le partenariat de 131 milliards de FCFA conclu entre la SEEG et Suez pour moderniser l’ensemble de la chaîne technique. Le porte-parole a également tenu à lever toute ambiguïté sur la campagne de régularisation des branchements électriques : « Elle ne vise aucune stigmatisation. Elle invite simplement les abonnés concernés à se rapprocher des services de la SEEG afin de régulariser leur situation. Le respect des règles de facturation et des procédures de raccordement est indispensable pour garantir l’équilibre du système. »
Éducation : un hommage et des actes concrets
Avant d’exposer les avancées administratives, une pensée émue a été adressée à la famille du jeune Steven Mombo, élève du lycée Léon Mba. Pour l’intervenant, ce drame est le miroir des défis à relever : « Ce drame nous rappelle avec gravité qu’au-delà des revendications administratives ou corporatistes, le chantier de l’école gabonaise est vaste. Il est même très vaste. »
Sur le plan social, le gouvernement affiche un bilan qu’il juge irréprochable par rapport aux accords passés avec les syndicats. En citant la mise en solde de 20 stagiaires d’écoles normales, la régularisation de 148 enseignants de l’ENS et de l’ENSET, ainsi que le passage sous pré-salaire de 250 agents, il a martelé : « Ces résultats démontrent que les engagements pris pour le mois de février ont été respectés à 100%, traduisant la volonté des plus hautes autorités de l’État de mettre en œuvre de manière rigoureuse et progressive le protocole d’accord conclu avec les syndicats. »
Une diplomatie de résultats
Le volet économique a également été marqué par les conclusions de la mission du FMI, qui a mis en évidence « l’importance des mesures prises pour améliorer la gestion des finances publiques ». Enfin, l’intégration du Gabon au Plan Mattei italien a été saluée comme une preuve de la vitalité de la diplomatie nationale : « Cette initiative confirme que la diplomatie gabonaise est une diplomatie agissante, résolument orientée vers l’économie et la recherche de solutions concrètes pour améliorer les conditions de vie des populations. »
En conclusion, Théophane Nzame-Nze Biyoghe a réitéré la détermination du Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema, à transformer le pays par le dialogue et la responsabilité collective. « Les défis sont réels, mais la volonté de les relever l’est tout autant. Avec méthode, avec transparence et avec résolution, les autorités poursuivent le travail engagé. »








