En 2009, lors de la présidentielle gabonaise, opposant principalement Ali Bongo Ondimba à André Mba Obame, Robert Bourgi avait déjà secoué le landernau politique gabonais, en affirmant, « Au Gabon, la France n’a pas de candidat, mais le candidat de Robert Bourgi, c’est Ali Bongo. Or je suis un ami très écouté de Nicolas Sarkozy. De façon subliminale, l’électeur le comprendra ».
Celui qui se présente comme l’héritier de Jacques Foccart, affirme dans ses mémoires, tout dévoiler sur qu’il sait de la Françafrique, suite à une demande que lui avait personnellement formulée Omar Bongo Ondimba, dans les derniers instants de son règne, ou notamment les politiques français lui avaient désormais tourné le dos, « Il m’a fait cette demande, en mars 2009, peu avant le décès de son épouse Édith-Lucie Bongo, la fille du président congolais Denis Sassou Nguesso, toujours au pouvoir. Il m’a adjuré d’être sa mémoire alors que la République française se détournait de lui et lui montrait même du mépris. », fait-il savoir dans une interview accordée au Figaro.
Omar Bongo, se serait senti rejeter par le milieu politique français au point qu’en 2002, même, « Jacques Chirac rechignait à le recevoir. Son si cher «Jacques», qu’il avait tant aidé, ne le prenait même plus au téléphone. Il en a été extrêmement peiné, lui qui finançait une grande partie de la classe politique française depuis des décennies », affirme Robert Bourgi pour justifier la sortie de son livre.
L’ancien chef d’Etat gabonais, en comparaison à ses homologues africains était de loin, le plus grand donateur des politiciens français, qu’ils soient de la gauche ou de la droite, « Omar Bongo, depuis Pompidou jusqu’à Chirac sans discontinuer. », déclare-t-il. Avant d’ajouter, « Je savais qu’ils finançaient pratiquement toute la classe politique. Je garde le souvenir de Roland Dumas dans l’antichambre d’Omar Bongo, quelques mois avant la présidentielle de 1988. Il est rentré dans son bureau et en est sorti en me disant : « Ne vous inquiétez pas Bourgi, je vous en ai laissé ! » ».
Omar Bongo, de confession musulmane, entretenait une cour de marabout, constituée en grande majorité de Maliens, qu’il n’hésitait pas à recommander au président Jacques Chirac, par exemple. L’ancien locataire de l’Elysée « consultait aussi régulièrement le marabout de Bongo, un Malien qui lui avait prédit sa défaite en 1988. En 1995, à Libreville, il a, inversement, prédit sa victoire. Omar Bongo m’a aussitôt demandé de prendre son Falcon 900 avec le marabout en question pour en informer le patron du RPR. »











Sacré Robert Bourgi, toujours entrain de jouer les intéressants. Ton bip n’a pas sonné ?