Pouvez-vous nous rappeler votre position sur cette élection ?
J’ai déposé ma candidature le 18 avril 2026. Mais il faut dire la vérité aux Gabonais : ce n’est pas une élection. C’est une mise en scène. Tout est verrouillé d’avance.
Pourquoi n’avez-vous pas obtenu les parrainages ? Réponse :
Parce que tout a été confisqué. Les clubs, les ligues et les associations sont tous pris en otage. Quand un seul camp contrôle tout, on ne parle plus d’élection, on parle de confiscation du football.
Vous parlez d’illégalité. Que voulez-vous dire concrètement ?
La fédération fonctionne sans base légale. Elle n’a pas d’agrément, ni de documents valides. Tout ce qui est fait est contestable. On construit une élection sur du vide juridique.
Qu’en est-il du processus électoral ?
Le processus est taillé sur mesure. La commission électorale est illégale et le collège électoral est sans fondement. Tout est fabriqué pour donner un résultat connu d’avance.
Comment qualifier la candidature unique du bureau sortant ?
Ce n’est pas une candidature unique, c’est un passage en force. C’est une démonstration de pouvoir et non de légitimité.
Votre regard sur la commission électorale et le collège électoral ?
Ils ne sont pas indépendants et ils ne sont pas légaux. Ils servent un système. Ce ne sont pas des organes de contrôle, mais des instruments de validation.
Que répondez-vous à ceux qui disent que tout est normal ?
Rien n’est normal. Quand tout le monde a peur, quand tout est verrouillé et quand il n’y a aucune transparence, ce n’est plus du sport, c’est un système fermé.
Votre message aux autorités ?
L’État doit agir maintenant. Le football gabonais est en danger. Laisser faire, c’est cautionner.
Quelle est selon vous la seule solution pour sauver le football gabonais ?
La seule issue possible est une normalisation immédiate de la FEGAFOOT, supervisée par la CAF, la FIFA et l’État gabonais. C’est le seul moyen de restaurer la légalité, la transparence et la crédibilité de notre football. Sans cette intervention, nous risquons de continuer à observer le sport roi être pillé et manipulé par un bureau illégal qui ne cherche que son propre pouvoir. La normalisation n’est pas une option, c’est un impératif pour l’avenir du football gabonais et de nos jeunes talents.
Mot de fin.
Aujourd’hui, le football gabonais est pris en otage. Et si rien n’est fait, ce ne sera pas une élection, ce sera l’enterrement de notre football.








