Un « ridicule » de processus électoral
Évincé de la course à la présidence, Axel Nguema Edou dénonce ce qu’il considère comme un simulacre. « Ma candidature est celle de la raison, du professionnalisme et de l’inclusivité », rappelle-t-il d’emblée. Cependant, il estime que le système en place a tout fait pour verrouiller l’élection : « Malheureusement, face à une fédération incompétente qui fait appel à des magistrats incompétents, on arrive à un ridicule de processus électoral. »
Pour lui, l’ignorance des textes sportifs par les commissions de contrôle est flagrante. « Les magistrats qui viennent aider le monde du sport doivent à minima lire les contours du champ sportif », fustige-t-il, précisant que son mouvement avait été lancé il y a cinq mois précisément pour « prévenir ce type de carences ».
La loi gabonaise face au « mythe » de la FIFA
L’argument central du Dr Nguema Edou repose sur la souveraineté nationale. Il refuse de voir les instances internationales servir d’alibi pour ignorer le droit local. « Faire croire que la FIFA est au-dessus des lois gabonaises, c’est une ignorance de plus de certains acteurs. Il faut démystifier la relation avec les instances internationales du sport », martèle-t-il.
S’appuyant sur les principes de base, il rappelle qu’« aucune organisation sportive ne peut être reconnue si elle n’a pas une existence juridique locale avec son pays ». La conformité aux lois gabonaises doit être, selon lui, le préalable à toute élection.
L’appel à la dissolution : « Notre pays ne mérite pas d’être ridiculisé »
Face à ce qu’il nomme des « incompétences notoires », Axel Nguema Edou place le ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany, devant ses responsabilités de tutelle. « Dès cet instant, le ministère chargé du sport doit prendre ses responsabilités dans son rôle de contrôle du mouvement sportif. »
Sa solution pour sortir de l’impasse est brutale : « Si les équipes actuelles de la FEGAFOOT ne se conforment pas, le gouvernement doit dissoudre ou suspendre la fédération et ou le processus actuel. » Il rappelle d’ailleurs que la fermeté a des précédents historiques au Gabon : « Le ministre Kessany ne serait pas le premier à le faire. La première dissolution date de 1975 sous Jean Boniface Assélé. Chaque génération doit avoir le courage de mener ces combats avec responsabilité et patriotisme. »







