Alors que le gouvernement par la voix de son ministre de la Communication Germain Biahodjow qualifie de « diffamatoires » les propos de Sylvia Bongo concernant sa détention et celle de son fils Noureddin, le témoignage de Bertrand Zibi Abeghe apporte un éclairage différent sur la personnalité et le passé de l’ancienne première dame.
Un témoignage critique sur le passé de l’ex-première dame
Interrogé sur son ressenti face au récit de Sylvia Bongo, l’ancien député a fait part de son « indignation » et de sa « colère ».
Bertrand Zibi Abeghe a soutenu que l’ancienne première dame aurait, par le passé, exercé une autorité jugée excessive, affirmant notamment : « Cette dame-là faisait enfermer son personnel pour un verre cassé. Vous cassiez un verre, et bien vous faisiez un mois de prison ».
Face aux démentis de Sylvia Bongo sur les détournements de fonds et les abus de pouvoir, l’ancien opposant a estimé qu’« elle est bonne actrice », remettant ainsi en cause la sincérité de sa défense.
Scepticisme sur les allégations de torture
Le débat s’est ensuite porté sur le traitement de Noureddin Bongo Valentin durant sa détention. Le journaliste a rappelé que Bertrand Zibi Abeghe avait lui-même été incarcéré de 2016 à 2022 et qu’il avait dénoncé, à l’époque, des actes de torture sous le régime d’Ali Bongo. Malgré cette expérience personnelle, l’ancien prisonnier politique s’est montré réservé sur la réalité des sévices dénoncés aujourd’hui par la famille déchue. « Je ne pourrais ni affirmer ni infirmer », a-t-il d’abord déclaré, avant d’ajouter : « Ce que je peux vous dire, c’est que je ne pense pas que tout ce qu’il raconte aujourd’hui, il l’ait subi. Il n’a pas pu le subir. »
Cette intervention intervient dans un climat de fortes tensions entre les autorités gabonaises et l’ancienne famille présidentielle, alors que Libreville continue d’affirmer que les droits des prévenus ont été respectés durant l’ensemble de la procédure judiciaire.










