L’ombre du Président ?
Dans les cercles du pouvoir à Libreville, Khalil Rihan « fuit la lumière pour mieux étendre sa toile à l’ombre protectrice du chef de l’État », d’après Africa Intelligence. Bien qu’il « n’apparaît dans aucun organigramme officiel », ce Libano-Gabonais de 55 ans est devenu le « conseiller spécial informel » du président. Doté d’un passeport diplomatique, il agit comme le « factotum » du chef de l’État dans le monde des affaires, fait savoir Africa Intelligence.
Un empire tentaculaire ?
Depuis 2023, Rihan a bâti un « système dans lequel s’entremêlent affaires publiques et personnelles », croit savoir Africa Intelligence. Présent dans le BTP, l’immobilier de luxe et les mines, il impose ses règles. À Paris, il a négocié avec fermeté face au géant Eramet, menant les discussions avec une « certaine autorité », toujours Africa Intelligence. Avant de poursuivre, fésormais, il fixe les conditions du secteur minier, incluant des « bonus à la signature pouvant s’élever à 50 millions de dollars ».
Mise au pas des rivaux et zones d’ombre ?
Pour verrouiller l’économie, il s’appuie sur son beau-fils, Karl Rolly, et sur la « task force » de Pierre Duro, une instance redoutée pour ses « méthodes agressives mêlant menaces et intimidation », selon Africa Intelligence. Cette puissance lui a permis d’affaiblir ses rivaux, tels que les réseaux de Michel Tomi ou de Mehdi Keack.
Cependant, son parcours est marqué par des déboires : d’après Africa Intelligence, il a été « brièvement interpellé » après le putsch de 2023 pour la détention d’ « importantes quantités d’or et d’argent liquide ». Plus récemment, il a été cité dans une enquête sur un « système parallèle de vente de tickets prépayés d’électricité » au sein de la SEEG, fait savoir Africa Intelligence. Malgré cela, il reste « l’incontournable businessman de la place », protégé par les plus hauts services de sécurité, croit savoir notre confrère.









