Pourtant, un accord semblait s’esquisser entre les autorités et les représentants de la plateforme syndicale SOS Éducation « la Base » des neuf provinces, réunis autour d’une commission tripartite. Malgré ce protocole et la libération des leaders syndicaux Marcel Libama et Simon Ndong Edzo, la mobilisation reste intacte. À la suite de l’assemblée générale tenue ce samedi au stade de Sibang à Libreville, et de réunions similaires dans d’autres provinces du pays, le mouvement de grève a été reconduit.
À Libreville, Honorine Angue Mintsa, représentante de l’organisation pour la province de l’Estuaire, a dirigé l’assemblée générale. Venue présenter les avancées obtenues lors des négociations avec le gouvernement, elle a consulté les membres sur la suite des événements. Au cœur des échanges, elle a interrogé l’assistance sur l’opportunité d’une trêve : « Est-ce qu’on suspend pour observer ? On nous a dit [que] fin février, le dossier va commencer à tomber. Alors, ceux qui sont pour la suspension, levez la main s’il vous plaît ! ».
Le refus des enseignants de lever la main pour valider cette suspension a conduit la représentante à soumettre immédiatement la seconde option : « Maintenant, je vais dire une chose : ceux qui sont pour la continuité, levez la main ! ». Cette proposition a été validée par une majorité écrasante, confirmant la détermination des grévistes à ne pas reprendre les cours pour le moment en attendant l’effectivité des mesures prises par le gouvernement à la fin du mois de février.
Cette dynamique de contestation, bien que non généralisée à tout le pays, est rigoureusement suivie par les antennes provinciales de la Nyanga, du Haut-Ogooué, de l’Ogooué-Maritime et du Woleu-Ntem. L’ensemble de ces provinces s’accorde sur la nécessité de maintenir la pression syndicale, prolongeant ainsi un bras de fer tendu avec le ministère de l’Éducation nationale dans l’attente de solutions concrètes pour les dossiers des enseignants.









