L’objectif est clair : transformer le pays en un pôle de production avicole pour répondre aux besoins nationaux et sous-régionaux. Avec une dépendance de 95 % aux importations de viande de volaille (55 000 tonnes par an), le Gabon fait face à un enjeu de souveraineté alimentaire. La décision du Président de la République d’arrêter l’importation de poulets de chair dès janvier 2027 offre une opportunité unique pour une diversification économique et une industrialisation de la filière.
Un modèle économique robuste pour l’avenir
L’événement a pour but de déboucher sur un mémorandum qui servira de base à la Feuille de Route Nationale pour le développement durable du secteur avicole sur la période 2026-2032. Ce document, qui sera remis aux autorités, sera le fruit d’une réflexion collaborative entre économistes, managers, agripreneurs et éleveurs.
Les travaux d’ateliers permettront d’affiner un modèle économique chiffré, en identifiant les acteurs de la chaîne de valeur, en prévoyant les volumes de production et les chiffres d’affaires, en estimant le nombre d’emplois à créer et en planifiant la répartition géographique des capacités de production. Il s’agit également de définir les besoins de financement et d’établir un calendrier de déploiement.
Cette approche transversale implique la collaboration de plusieurs départements ministériels, de l’Agriculture à l’Économie, en passant par l’Industrie et l’Environnement, soulignant l’importance stratégique de cette initiative.
Une vitrine du savoir-faire local
La journée de réflexion sera également une occasion pour les professionnels gabonais de mettre en lumière leurs produits et de démontrer le potentiel de la production locale. En se mobilisant, les acteurs de la filière avicole veulent prouver que le Gabon a toutes les cartes en main pour transformer sa dépendance en une force motrice de son économie, créant ainsi des milliers d’emplois et garantissant la sécurité alimentaire pour les générations futures.