Le diagnostic révèle un échec structurel profond. L’actuelle CEMAC souffre de disparités macroéconomiques devenues insurmontables, où des “poids morts” freinent l’élan des nations les plus dynamiques. Le cas du Congo-Brazzaville est particulièrement alarmant avec une dette publique frôlant les 120% de son PIB, plaçant le pays dans une dépendance totale vis-à-vis de la Chine et hypothéquant toute politique monétaire saine. Parallèlement, l’instabilité chronique du bloc formé par le Tchad et la Centrafrique est perçue comme un frein, ces pays n’apportant aucune valeur ajoutée à une intégration tournée vers la modernité.
Face à ce blocage, Guilou Bitsutsu-Gielessen affirme que nous ne pouvons plus rester dans une organisation avec des partenaires qui nous empêchent d’avancer. La solution réside dans une refondation stratégique regroupant le Cameroun, la Guinée Équatoriale, le Gabon et Sao Tomé. Ce nouveau bloc, baptisé l’Alliance des États du Golfe de Guinée, ne reposerait plus sur une solidarité géographique subie ou sur une monnaie héritée, mais sur une volonté commune de construire un développement harmonieux et partagé.
Contrairement à la CEMAC, dont l’intégration est restée prisonnière des mécanismes monétaires, cette nouvelle architecture privilégie la souveraineté partagée et l’exploitation optimisée des ressources minières. En appelant à ce changement de paradigme, l’auteur invite à choisir ses partenaires en fonction de leur viabilité économique et de leur vision politique. C’est un plaidoyer pour l’émergence d’un pôle de prospérité pragmatique, enfin débarrassé des chaînes du surendettement et de l’instabilité institutionnelle.










