Il était environ six heures du matin, ce mardi 20 janvier, lorsque les éléments de la Direction générale des recherches (DGR) se sont présentés au domicile de Simon Ndong Edzo. Le syndicaliste, conseiller du bureau national du Syndicat autonome des enseignants du Gabon (SAEG), a été emmené sous les yeux de ses proches.
L’alerte a rapidement été donnée par son fils via une note vocale partagée sur les réseaux sociaux, confirmant le caractère soudain de cette intervention.
Si Marcel Libama est officiellement poursuivi pour des faits présumés de « trouble à l’ordre public » et d’entrave à la liberté de travail, les motifs exacts de l’interpellation de Simon Ndong Edzo restent encore à préciser. Toutefois, la similitude de leurs profils — tous deux enseignants à la retraite et militants actifs du secteur — laisse peu de doute.
Cette nouvelle arrestation a provoqué une onde de choc. Le président du SAEG a immédiatement réagi, qualifiant cette méthode d’« acte d’un autre temps » qui porte atteinte à l’image de la République.
Alors que Marcel Libama risque un placement sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville, le sort de Simon Ndong Edzo demeure suspendu à son audition dans les locaux de la DGR.










