Si la France demeure un partenaire historique, le Gabon insiste sur le fait qu’elle n’est pas un partenaire exclusif. La nouvelle diplomatie du pays s’ouvre à tous ceux qui peuvent l’accompagner dans la réalisation de ses priorités nationales, essentiellement économiques, en s’appuyant sur les principes de respect mutuel et de dialogue équilibré. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a d’ailleurs martelé l’urgence de la transformation locale des ressources, invitant les partenaires à s’inscrire dans ce cadre. Le porte-parole a été catégorique : le Gabon “n’acceptera plus d’être détourné de la poursuite de ces objectifs” et négociera avec tous les partenaires offrant un intérêt financier et un transfert d’expertise.
Sur le plan intérieur, Nzame-Nze a rappelé les propos tenus par le chef de l’État à l’occasion de la visite du président Macron. En dénonçant la gestion passée, le président Oligui Nguema a clairement indiqué qu’il fallait rendre justice au peuple gabonais. Cela se traduit par un appel à la coopération judiciaire internationale pour que les décisions rendues par les juridictions gabonaises à l’encontre de l’ex-président Ali Bongo, son épouse Sylvie Aimée Valentin Bongo et son fils Nourredine Bongo Valentin, puissent s’appliquer concrètement.
Le porte-parole a notamment soulevé la question du sort des biens saisis ou gelés à l’étranger, citant le cas de l’hôtel particulier dit Pozo di Borgio en France, et a insisté sur la nécessité de mettre en œuvre les décisions de justice même si les personnes condamnées ne sont pas sur le territoire.
Confirmant le statut de “fuyards” attribué par le chef de l’État à Nourredine Bongo Valentin et à sa mère, Nzame-Nze a précisé que malgré une libération initiale pour raisons de santé, Bongo Valentin avait fait des déclarations publiques indiquant son refus de revenir au Gabon pour faire face à la justice. Selon le porte-parole, il s’agit d’une “autre manière de se soustraire à la justice gabonaise”, laquelle a pourtant rendu sa décision pour réparer le “lourd préjudice” occasionné au peuple. La réconciliation, a-t-il conclu, est une œuvre concrète de justice, qui se matérialise en restituant aux Gabonais ce qui leur est dû.









