Interrogé par l’Agence Gabonaise de Presse (AGP), Thierry Mouyouma a formellement réfuté les informations circulant sur une éventuelle mesure d’interdiction de sortie du territoire national (ISTN). Il a précisé n’avoir reçu aucune interdiction de quitter le territoire national, contredisant ainsi les rumeurs qui faisaient état de restrictions de déplacement à son encontre. Cette déclaration fait suite à son audition par la Direction Générale des Recherches (DGR) le 10 janvier dernier. Les enquêteurs s’intéressent notamment aux mécanismes contractuels liant la sélection nationale à des prestataires privés, ainsi qu’aux conditions d’acquisition des équipements sportifs durant son mandat.
L’ancien technicien se trouve au centre d’investigations portant sur de potentiels conflits d’intérêts. Le dossier examine les liens entre les fonctions de sélectionneur et la gestion de sociétés privées de management et d’équipements. Si Thierry Mouyouma affirme sa sérénité, la justice cherche à établir comment de tels montages ont pu être mis en place sans que les organes de contrôle institutionnels, au sein de la Fédération Gabonaise de Football (FEGAFOOT) ou du ministère de tutelle, n’émettent d’alerte préalable. L’enquête vise à déterminer si des fonds publics ont été utilisés de manière conforme ou si des circuits de surfacturation ont été instaurés. À ce stade, aucune conclusion n’a été officiellement rendue et l’ancien sélectionneur reste à la disposition des autorités pour la suite de la procédure.
Cette phase judiciaire s’inscrit dans la continuité des décisions prises par le gouvernement gabonais au lendemain de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc. Constatant l’échec sportif de l’équipe nationale, les autorités avaient pris des mesures de transition radicales incluant la dissolution complète du staff technique ainsi que la suspension temporaire des activités des Panthères du Gabon. Ces mesures ont également entraîné la mise à l’écart des cadres Pierre-Emerick Aubameyang et Bruno Ecuele Manga.
Ces décisions, présentées comme une volonté d’assainissement de la discipline, précèdent une réorganisation structurelle attendue avant les prochaines échéances électorales de la fédération. Pour l’heure, le dossier suit son cours légal dans le respect du principe de présomption d’innocence.










