2004, 2010, 2018 : malgré trois éditions, les gouvernements successifs depuis Omar Bongo Ondimba ne sont jamais parvenus à honorer leurs échéanciers envers le Club, créant des tensions de trésorerie chez les banques partenaires censées accompagner les entreprises privées adjudicataires des marchés publics, alors asphyxiées par les retards de paiement.
Si le locataire du palais de la Rénovation a invité les banques à accompagner le gouvernement dans le financement des projets touchant les infrastructures, l’eau et l’énergie, afin de réduire sa dépendance financière face aux bailleurs de fonds internationaux comme la Banque mondiale ou l’Agence française de développement, l’ambiance n’est pas forcément à la confiance face à une dette intérieure colossale qui culmine à 4 345,716 milliards de FCFA à la fin novembre 2025.
Ce montant astronomique comprend notamment 444,087 milliards de dettes proprement bancaires, 726,330 milliards de dettes moratoires et plus de 3 175,299 milliards de FCFA dus au marché financier régional.
L’Apec parviendra-t-elle à devenir un moteur de développement en tant que créancière du gouvernement face à un environnement déjà difficile marqué par l’absence de domiciliation des recettes d’exportation, le recouvrement des créances en souffrance et la sécurisation des dépôts bancaires face aux saisies intempestives ?










