Le rassemblement devait initialement relier l’immeuble des « 9 étages » au ministère des Sports. Sur place, l’ambiance était lourde : aucun cortège n’a pu s’ébranler. En cause, une absence de réponse formelle de l’administration que le collectif interprétait pourtant comme un accord tacite.
Face à la presse, le Dr Axel Nguema Edou, leader du mouvement et candidat recalé à la présidence de la fédération, a fustigé une ambiguïté juridique délibérée. « Sans réponse, le silence vaut accord. La marche était autorisée selon nous », a-t-il argué, tout en choisissant la voie de la sagesse pour éviter tout dérapage. En se retirant pour « respecter la République », le collectif a transformé ce qui devait être une démonstration de force en une tribune politique.
La menace sur le scrutin de Mouila
Malgré ce coup d’arrêt, le CSFG change de braquet. Le discours n’est plus seulement à la protestation, mais à l’obstruction légale. Le collectif dénonce une instance fédérale « désuète » et un « passage en force » orchestré par l’exécutif sortant.
Le Dr Nguema Edou a été on ne peut plus clair sur les intentions du mouvement concernant l’assemblée générale élective prévue dans la province de la Ngounié : « Nous irons au bout de notre logique. Il n’y aura pas d’élections. Nous voulons mettre fin à ces manigances occultes parce qu’aujourd’hui, nous sommes une génération éveillée. »
Vers une médiation ministérielle ?
Le collectif compte désormais porter le combat au niveau institutionnel. Une audience auprès du ministre des Sports est déjà dans le viseur des frondeurs. L’objectif : pousser la tutelle à prendre ses responsabilités pour invalider un processus jugé vicié et « libérer le football » de ses blocages actuels.









