• Login
Le Confidentiel du Gabon
S'abonner
Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
  • Actualités
  • Economie
  • Gouvernance
  • Diplomatie
  • Environnement
  • Opinion
  • Société Culture et Sport
  • Matières Premières
  • Nominations
  • Publi-reportage
Le Confidentiel du Gabon
  • Actualités
  • Economie
  • Gouvernance
  • Diplomatie
  • Environnement
  • Opinion
  • Société Culture et Sport
  • Matières Premières
  • Nominations
  • Publi-reportage
Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
Le Confidentiel du Gabon
Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
Accueil Actualités

Gabon – Code de la nationalité : « La citoyenneté devient potentiellement conditionnelle », alerte Éloïse Bouanga

Alors que le nouveau Code de la nationalité suscite une levée de boucliers au sein de la classe politique, de la société civile et de la diaspora, l’association Gab’Action a franchi un cap en saisissant la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP). Dans cet entretien, sa présidente, Éloïse Bouanga, décrypte les enjeux d’une réforme qu’elle juge attentatoire aux libertés fondamentales et à la sécurité juridique des Gabonais.

Loïc Edzang par Loïc Edzang
6 avril 2026
dans Actualités, Gouvernance
Partager Sur FacebookPartager sur Twitter

Madame la Présidente, quel a été l’élément déclencheur pour que Gab’Action choisisse de porter ce dossier devant la Commission Africaine plutôt que devant les juridictions gabonaises ?

A Lire Egalement

Code de la nationalité : Le chassé-croisé des deux tribunes entre Nadia Koye et Princesse de Souba

Wu Weihua : Un géant de l’appareil d’État chinois à Libreville

« Le football gabonais va très mal » : Le tacle glissé de Dieudonné Minlama Mintogo

Éloïse Bouanga : Le choix de saisir la Commission africaine est un choix de protection des droits. En principe, les recours internes existent, mais lorsqu’un texte soulève des inquiétudes aussi importantes sur la nationalité, la liberté d’expression et la sécurité juridique, à mon sens, il est légitime de saisir également des mécanismes régionaux.

Dans votre courrier, vous dénoncez une « violation systémique ». En quoi ce nouveau texte modifie-t-il la nature même de la citoyenneté gabonaise par rapport à la loi de 1999 ?

Ce texte est préoccupant parce qu’il modifie la nature même du lien entre l’État et le citoyen. La nationalité est normalement un statut fondamental et stable à la base. Or, ici, dans ce cas de figure, elle devient potentiellement conditionnelle, dépendante d’une appréciation administrative ou politique, donc cela fragilise profondément la sécurité juridique des citoyens.

Vous pointez une « imprécision excessive des termes employés » comme « actions subversives » ou « intérêts de la République ». Pourquoi considérez-vous ce flou sémantique comme une arme politique ?

Alors je ne suis pas juriste, mais de ce que je sais en droit, le flou est toujours très dangereux. Des termes comme « subversif » ou « contre les intérêts de la République » peuvent être interprétés de manière très large. Ce flou peut transformer une simple critique ou le seul fait de donner un avis en un comportement sanctionnable. Et c’est pour cela que nous parlons d’un risque d’instrumentalisation.

Le texte prévoit une perte de nationalité « de plein droit » après un délai de trois mois. Quelles sont vos craintes concrètes pour les membres de la diaspora qui exercent leur liberté d’expression à l’étranger ?

En ce qui concerne la diaspora, le risque est très réel. Beaucoup de Gabonais à l’étranger s’expriment librement. Si un texte laisse entendre que certaines prises de parole pourraient être requalifiées, cela crée un climat de peur et d’autocensure. Donc même sans application immédiate, l’effet dissuasif existe déjà.

Vous invoquez le risque d’apatridie et l’article 12 de la Charte Africaine. Juridiquement, comment un État peut-il se justifier de retirer sa nationalité à un citoyen qui n’en possède potentiellement aucune autre ?

Le risque d’apatridie est un point très central dans cette affaire car un État est souverain, mais cette souveraineté s’exerce dans le respect des engagements internationaux. Le Gabon est signataire de certaines conventions sur le droit international. Retirer la nationalité à une personne qui n’en possède pas une autre peut la placer dans une situation extrêmement grave. Le droit international cherche justement à éviter ce type de situation.

La déchéance s’opérant par « simple décision administrative », pourquoi l’absence d’intervention d’un juge indépendant est-elle, selon vous, le point le plus critique de cette réforme ?

L’absence de contrôle par un juge indépendant est, selon Gab’Action, le point le plus critique. Lorsqu’on touche à un droit aussi fondamental que la nationalité, il faut des garanties fortes. Le juge est là pour éviter l’arbitraire. Sans ce contrôle, le citoyen est beaucoup plus vulnérable.

Vous parlez de « verrouillage des institutions judiciaires nationales ». Estimez-vous qu’aucun recours effectif n’est plus possible à l’intérieur du Gabon aujourd’hui ?

Il existe des voies formelles, mais la confiance dans l’effectivité de ces recours est aujourd’hui fragilisée. C’est ce qui justifie le recours à des mécanismes régionaux.

Quelles sont les « mesures d’urgence » ou de protection spécifiques que vous attendez de la Commission de Banjul dans les prochaines semaines ?

Nous attendons avant tout de la vigilance ; que la commission puisse suivre le dossier, demander des clarifications et rappeler les principes fondamentaux à l’État gabonais. Cette vigilance-là, même en amont, a un impact important.

Vous demandez à la Commission d’« enjoindre à l’État gabonais de supprimer l’application » de ces décrets. Quels sont les leviers réels pour contraindre Libreville à se conformer à une décision continentale ?

La commission n’est pas une autorité coercitive directe, mais elle a un poids juridique, politique et diplomatique réel. Ses prises de position peuvent influencer fortement le cadre dans lequel ce texte sera appliqué.

Au-delà de l’action juridique, quel message Gab’Action souhaite-t-elle envoyer aux autorités concernant la concentration du pouvoir de décision au sein de l’exécutif ?

Le message que nous adressons aux autorités, c’est qu’une question aussi fondamentale que la nationalité ne doit pas dépendre d’un mécanisme trop concentré au sein de l’exécutif. Plus le pouvoir est fort, plus il doit être encadré.

Que répondez-vous à ceux qui estiment que cette loi est une mesure de protection nécessaire de la souveraineté nationale contre les ingérences extérieures ?

Ici, nous ne remettons pas en cause et nous ne contestons pas la souveraineté. Mais la souveraineté ne doit pas affaiblir les garanties fondamentales. Une souveraineté solide est une souveraineté qui respecte le droit et protège les citoyens.

L'URL courte de cet article est : https://www.leconfidentiel.ga/hith
Partage30Tweet19EnvoyerPartage

Articles Recommandés pour vous

Code de la nationalité : Le chassé-croisé des deux tribunes entre Nadia Koye et Princesse de Souba

par ANDREA MOUKOUAMA
6 avril 2026
0

  Entre « Souveraineté » et « Indignation à géométrie variable » Dans sa tribune, la sénatrice Nadia Christelle Koye « défend vigoureusement la réforme », y voyant...

Wu Weihua : Un géant de l’appareil d’État chinois à Libreville

par Loïc Edzang
6 avril 2026
0

C’est une délégation de quatorze membres qui accompagne cette haute personnalité de l’État chinois pour un séjour marathon de 72 heures. Si les échanges avec le président de...

« Le football gabonais va très mal » : Le tacle glissé de Dieudonné Minlama Mintogo

par Arnaud Mbeng Edou
5 avril 2026
0

Le ton est donné d'entrée de jeu : Dieudonné Minlama Mintogo refuse de jouer la montre. Pour l'acteur politique, le bilan de la fédération est une succession de...

Élections à la Fegafoot : Entre marche avortée et menace de blocage du scrutin

par Loïc Edzang
5 avril 2026
0

Le rassemblement devait initialement relier l’immeuble des « 9 étages » au ministère des Sports. Sur place, l’ambiance était lourde : aucun cortège n’a pu s'ébranler. En cause,...

Réforme du Code de la nationalité : Amnesty International redoute une « régression juridique sans précédent »

par ANDREA MOUKOUAMA
5 avril 2026
0

Une menace sur les voix dissidentes Pour Amnesty International, le durcissement des conditions d'accès et de maintien de la nationalité gabonaise ne relève pas d'une simple mise à...

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

UNE QUESTION ? CONTACTEZ NOUS

Toute l’équipe de Le Confidentiel reste à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire.

Par email : contact@leconfidentiel.net

Inscrivez-vous à notre Newsletter

  • Les appels de fonds suspects de Vincent de Paul Massassa dans un compte offshore aux entreprises pétrolières et gazières, crédit/Le Confidentiel

    Les appels de fonds suspects de Vincent de Paul Massassa dans un compte offshore aux entreprises pétrolières et gazières

    1078 partages
    Partage 431 Tweet 270
  • Gabon : quand Brice Clotaire Oligui Nguema assume sa polygamie au sommet de l’Etat

    728 partages
    Partage 291 Tweet 182
  • Grande Loge du Gabon : Jacques-Denis Tsanga succède à Ali Bongo Ondimba

    714 partages
    Partage 286 Tweet 179
  • Le Directeur général de la Sotrader Ahmed Bongo Ondimba viré

    668 partages
    Partage 267 Tweet 167
  • Le factice testament de Mohamed Nour Ed-Din Edouard Valentin BONGO

    595 partages
    Partage 238 Tweet 149
Le Confidentiel du Gabon

Ni juges, ni partis, nis soumis : nous sommes Le Confidentiel

Dernière Info
Formation : 60 conducteurs de grues offshores mieux outillés
Olam Palm Gabon développe le réseau des pharmacies agréées CNAMGS
Reconnaissance du système TRACER par l’Union Européenne
GSEZ : La sécurité aérienne à tout prix
RSE : GSEZ échange avec ses parties prenantes
  Flash Infos
Éducation : Oligui Nguema annonce le paiement des vacations et des bourses 24 mars 2026
Gabon – Suspension des réseaux sociaux : le juge civil se déclare incompétent, le camp Bilie-By-Nze fait appel 16 mars 2026
Gabon : Qui est le Général Bernard Gnamankala, le nouveau patron du Silam ? 14 mars 2026
Gabon – Justice : Le bras de fer Bilie-By-Nze contre la HAC, la compétence du tribunal civil en débat 12 mars 2026
Gabon – Le face-à-face entre EPG et la HAC reporté à jeudi 11 mars 2026
Next
Prev

Telephone: 066275628
Telephone: 074841694
Email: contact@leconfidentiel.ga

Pour ou contre un procès du président déchu Ali Bongo Ondimba déposé par les forces de défense et de sécurité le 30 août 2023 ?

  • Qui Sommes-Nous ?
  • Devenez une source
  • Pourquoi s’abonner ? 
  • Contactez-Nous
  • La rédaction

© 2026 Le Confidentiel - Powered By Webmaster Freelance

Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
  • Actualités
  • Economie
  • Gouvernance
  • Diplomatie
  • Environnement
  • Publi-reportage
  • Opinion
  • Société Culture et Sport
  • Matières Premières
  • Nominations
  • Qui Sommes-Nous ?
  • Contactez-Nous
  • Devenez une source
  • Pourquoi s’abonner ? 

© 2026 Le Confidentiel - Powered By Webmaster Freelance

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
×