Le candidat ne décolère pas face à ce qu’il qualifie de « mise en scène » et de « confiscation du football ». Selon lui, le processus électoral actuel est entaché d’irrégularités juridiques majeures qui rendent impossible la tenue d’un scrutin transparent. « Tout est verrouillé d’avance », dénonçait-il déjà récemment, pointant du doigt un collège électoral sans fondement et une commission électorale qu’il juge illégale.
Un football « pris en otage »
Pour justifier cet appel à manifester, Darneau Essia Ndong s’appuie sur un constat alarmant : 19 fédérations sur 22 seraient actuellement en situation illégale selon les données de la tutelle. À cela s’ajoutent des statuts contestés et des décisions issues du 63ᵉ congrès de la FEGAFOOT qui sont aujourd’hui remises en cause par son camp.
« Clubs, ligues, associations : tout est pris en otage », martèle le candidat. Pour lui, la candidature unique du bureau sortant n’est pas une preuve de consensus, mais un « passage en force ». Il estime que le football gabonais a reculé d’une décennie et que les clubs meurent pendant que les joueurs souffrent dans une précarité totale.
L’exigence d’une normalisation
L’objectif de cette marche est d’interpeller directement l’État gabonais pour obtenir la suspension immédiate du processus électoral. Darneau Essia Ndong réclame la mise en place d’un organe transitoire crédible ou d’une normalisation supervisée par la CAF et la FIFA.
Son message aux autorités est clair : « L’État doit agir. Maintenant. Laisser faire, c’est cautionner ». À travers ce « projet de rupture », il affirme vouloir transformer un football devenu une charge pour l’État en un secteur autonome et créateur de valeur. Pour le candidat, ce rassemblement du vendredi 3 avril est une question d’intérêt général : « Si rien n’est fait, ce ne sera pas une élection, ce sera l’enterrement de notre football ».









