Sous la houlette de Tahir Hamid Nguilin, Ministre d’État et ministre des Finances du Tchad, la capitale tchadienne a renoué avec les sommets de la BEAC dans un climat de grande sérénité. Les chiffres dévoilés lors de ce Conseil d’administration témoignent d’une résilience exceptionnelle malgré un contexte mondial sous tension. Le rapport de l’exercice 2025 affiche en effet un bénéfice record de 300 milliards de FCFA, une performance historique qui consolide les assises de l’institution.
Cette solidité financière se traduit concrètement par un renforcement des réserves de change. En février 2026, ces dernières garantissaient désormais 4,52 mois d’importations, contre 4,2 mois en fin d’année 2025. Avec une croissance régionale maintenue à 2,4 %, la zone CEMAC affiche une stabilité macroéconomique qui protège les économies locales des turbulences extérieures.
La fin des spéculations sur le Franc CFA
Le moment le plus attendu de cette session a été l’intervention du Gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, qui a tenu à clore définitivement le débat sur l’avenir de la parité monétaire. Il a affirmé avec force qu’aucune dévaluation du Franc CFA n’est envisagée. Cette mise au point vise à rassurer les marchés et les populations sur la pérennité de la monnaie commune. La politique monétaire de la Banque centrale reste ainsi centrée sur ses missions régaliennes : la maîtrise rigoureuse de l’inflation et le maintien de la solidité du système financier régional.
« Cette session confirme l’ambition de la BEAC de s’imposer comme un pilier de l’intégration économique régionale, tournée vers l’inclusion financière et la résilience », a déclaré le Ministre Tahir Hamid Nguilin en clôture des échanges.
Modernisation et inclusion financière
Au-delà de la stabilité monétaire, la BEAC prépare activement l’avenir. Le Conseil d’administration a franchi une étape majeure vers la numérisation en validant l’introduction d’un QR Code communautaire dans les six États membres. Cette innovation technologique est destinée à faciliter les paiements instantanés et sécurisés, marquant un tournant vers une meilleure inclusion financière des citoyens de la zone.
Dans la lignée du sommet de Brazzaville tenu en janvier dernier, les administrateurs ont réitéré leur engagement à soutenir des réformes structurelles. L’objectif est clair : transformer cette stabilité retrouvée en une croissance durable et inclusive, capable de répondre aux défis économiques de l’Afrique Centrale.






