La deuxième journée du 11e Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de l’OEACP, tenue ce 29 mars 2026 à Malabo, a été consacrée au Sommet des affaires. Ce rendez-vous, parrainé par la République gabonaise et présidé par le Chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est imposé comme une « plateforme stratégique visant à renforcer le rôle du secteur privé dans la transformation structurelle des économies des États membres ».
Dès l’ouverture, le Secrétaire général de l’OEACP, Moussa Saleh Batraki, a souligné la nécessité pour les États de s’adapter à un contexte international marqué par des « mutations rapides, des tensions géopolitiques persistantes et des contraintes accrues de financement ». Il a insisté sur l’urgence de bâtir un secteur privé plus fort et innovant, tout en exhortant les dirigeants à « transformer leurs ressources en leviers de prospérité durable » et à faire de la transition verte une « opportunité de croissance ».
Prenant la parole, le Président de la République a affirmé que l’organisation de ce sommet par le Gabon traduisait une « responsabilité collective d’en faire un moment décisif pour l’avenir économique de l’espace OEACP ». Brice Clotaire Oligui Nguema a appelé à faire de cette rencontre un « cadre d’actions concrètes, orienté vers la conclusion de partenariats stratégiques et la mobilisation d’investissements », tout en rappelant que le développement durable repose sur un « partenariat étroit entre les États et le secteur privé ».
Dans le cadre du Dialogue présidentiel, le numéro un gabonais a identifié les piliers de l’attractivité économique en insistant sur l’impératif de structurer un « climat des affaires favorable à la fois aux États et au secteur privé ». Il a précisé que la confiance des investisseurs repose sur des principes fondamentaux tels que la « transparence dans la gestion des finances publiques et la mobilisation accrue des ressources domestiques, notamment à travers l’élargissement de l’assiette fiscale ».
Abordant les leviers de transformation, le Président a désigné l’énergie, le numérique et la « valorisation durable des écosystèmes forestiers » comme des axes prioritaires. Il a plaidé pour l’identification de mécanismes innovants, notamment à travers le « renforcement des partenariats public-privé, le recours à des mécanismes d’échange dette-développement ainsi que le développement d’obligations vertes et bleues ».
En clôturant les travaux, il a salué la qualité des échanges, soulignant que cette rencontre a constitué un « espace fécond de réflexion stratégique et de convergence des visions » avant d’appeler à « transformer les ambitions partagées en résultats tangibles au bénéfice des populations ».









