Le verdict est tombé ce lundi à 12h. Saisi par le parti EPG pour faire constater une « voie de fait » suite à la coupure des réseaux sociaux par la Haute Autorité de la Communication (HAC), le juge des référés s’est déclaré incompétent. Pour le tribunal, ce dossier relève de la justice administrative et non du juge civil.
Le communiqué d’EPG : la voie de l’appel
Dans un communiqué publié immédiatement après l’audience, le parti Ensemble Pour le Gabon a réaffirmé sa position de principe. La formation politique d’Alain-Claude Bilie-By-Nze ne compte pas se plier à cette décision de première instance : « Par ordonnance rendue ce 16/03/26 par le juge des référés du Tribunal de Première Instance de Libreville qui s’est déclaré incompétent au profit du Conseil d’Etat dans l’affaire opposant EPG à la HAC, EPG va interjeter appel de cette décision », indique le document officiel.
Le parti persiste et signe : la suspension des réseaux sociaux reste, à ses yeux, une « atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales », notamment celles d’expression et de communication.
Alain-Claude Bilie-By-Nze sur X : « La lutte continue »
Sur son compte X, l’ancien Premier ministre a réagi avec force à cette décision, publiant une série de messages pour marquer son désaccord : « Par ordonnance rendue ce jour, le juge des référés du Tribunal de première Instance de Libreville s’est déclaré incompétent au profit du Conseil d’État, dans l’affaire opposant Ensemble Pour le Gabon (EPG) à la Haute Autorité de la Communication (HAC). »
Il a poursuivi en précisant la suite de sa stratégie judiciaire : « Estimant que la mesure prise par la HAC est une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression et de communication, EPG va interjeter appel de cette décision. La lutte continue ! »
En refusant de saisir le Conseil d’État pour le moment, le camp Bilie-By-Nze maintient son bras de fer sur la qualification de « voie de fait », espérant obtenir gain de cause en appel pour forcer le juge civil à sanctionner la HAC.








