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Édito : Où va le Gabon ?

En 2018, suite à l’accident vasculaire cérébral d’Ali Bongo Ondimba à Riyad, le pays plongeait dans le doute. Affaibli par la maladie, le chef de l’État laissait un vide que l’opposition et la société civile tentaient de combler en battant le bitume pour demander la vacance du pouvoir. Une question obsédante brûlait alors toutes les lèvres : « Qui dirige le Gabon ? ». Aujourd'hui, le décor a radicalement changé. Ali Bongo a été balayé par le « Coup de libération » de 2023, et Brice Clotaire Oligui Nguema a été plébiscité avec plus de 94 % des suffrages. Pourtant, alors que nous ne sommes plus en transition mais de plain-pied dans l'exercice d'un mandat constitutionnel, une autre interrogation, elle aussi existentielle, taraude les esprits : où va le Gabon ?

Arnaud Mbeng Edou par Arnaud Mbeng Edou
30 mars 2026
dans Actualités, Gouvernance, Opinion
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Le journalisme est l’un des rares métiers au monde où l’on peut, le matin, partager un sandwich ou une bière avec un éboueur ou une vendeuse de tomates, et le soir, dîner avec le chef de l’État, un ministre ou un diplomate. Partout, en prenant le pouls du pays, le même refrain revient, teinté d’amertume : « Où allons-nous ? ».

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Une impression d’essoufflement gagne le corps social. On a le sentiment — à tort, espérons-le — que le moteur de la nouvelle gouvernance tourne déjà à plein régime, que le gouvernement d’Oligui Nguema a déjà mobilisé tous ses leviers d’action et que ses ressources sont taries. Pourtant, le locataire du Palais de la Rénovation n’est qu’à l’aube de son septennat. Il flotte comme un air de fin de mandat précoce. On croirait presque que le Palais de la Rénovation et l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) traînent derrière eux quatorze ans de gestion et cherchent, coûte que coûte, à s’accrocher à un troisième mandat imaginaire.

Cette gouvernance rappelle étrangement les heures sombres de 2023, quand le Parti Démocratique Gabonais (PDG) tentait de forcer le destin pour un président isolé par la maladie en muselant l’opposition et l’espace public. À l’époque, pour valider une réélection impossible, il avait fallu simuler un dialogue national avec une opposition de façade, pendant que les figures historiques — Alexandre Barro Chambrier, Paulette Missambo, François Ndong Obiang ou Raymond Ndong Sima — claquaient la porte.

D’abord, nous avons eu droit à l’hyper-présidentialisme sans paravent. Nous avons adopté en 2024 par référendum une Constitution qui sacre un homme-orchestre : chef de l’État et chef du gouvernement. Soit. Que le Président assume l’entière responsabilité des affaires publiques sans l’artifice de ministres-fusibles pourrait être un gage de clarté. Sauf que dans cette nouvelle Constitution, le Parlement ne peut plus renverser le gouvernement. L’Assemblée nationale et le Sénat ne sont plus que des chambres d’enregistrement dévouées à l’UDB et ses alliés de circonstance. Sous Napoléon Bonaparte, on ne parlait plus de la cour du roi, mais de la cour de l’Empereur. Nous y sommes.

Sur le terrain, la méthode interroge. Je vous épargne la douleur des déguerpissements forcés derrière l’Assemblée nationale ou au carrefour SNI Owendo. Le gouvernement a choisi de démolir avant de songer, aux forceps, au relogement. Or, gouverner, c’est prévoir, pas panser des plaies que l’on a soi-même ouvertes.

Ensuite, après avoir prôné une souveraineté économique farouche, le gouvernement s’est résolu, en janvier dernier, à solliciter de nouveau l’appui de l’institution de Bretton Woods. Un virage à 180 degrés qui interroge. Je vous fais l’économie de la loi de finances 2026, jugée irréaliste par les agences de notation et que le gouvernement va modifier dans quelques mois après un accord passé avec le FMI.

Pourtant, alors que l’on pensait avoir atteint le paroxysme de la surprise et que le pays semblait avoir tout vu, le pouvoir a prouvé qu’il disposait encore d’une réserve inépuisable de décisions imprévisibles.

En effet, qui aurait pu prédire la suspension brutale des réseaux sociaux ? Malgré les recours d’Alain-Claude Bilie-By-Nze ou les saisines de la Cour constitutionnelle, le pouvoir est resté sourd. Par dépit, les Gabonais se sont mués en experts des VPN pour rester connectés au monde. Nous ressemblions à ces Européens de l’Est qui, derrière le Rideau de fer, pirataient les ondes pour écouter les Beatles ou regarder un western spaghetti.

Alors que l’on pensait avoir désormais tout vu, que plus rien ne semblait pouvoir encore nous surprendre, c’était cruellement se tromper.

Car, contre toute attente, le lundi 26 mars, le pays s’est réveillé avec une réforme profonde du Code de la nationalité, imposée par ordonnance. Sans débat national, sans pédagogie, des piliers de notre vivre-ensemble — déchéance, conditions d’obtention — ont été modifiés comme une simple formalité administrative. Sauf surprise majeure, ce texte sera ratifié en l’état par un Parlement acquis à la cause.

Quels lendemains ? Demain, quelle sera la surprise de l’exécutif ? Le rétablissement de la peine de mort ? La pénalisation de l’homosexualité ? L’abandon du FCFA ? La fermeture arbitraire des frontières ? L’obligation désormais de porter un prénom à consonance locale dans son état civil ? Ne riez pas !

Plus sérieusement, c’est un sujet d’inquiétude. Hier, c’était : qui dirige le pays ? Aujourd’hui, c’est : où va le Gabon ?

L’opposition et la société civile, du moins ce qu’il en reste, ont beau critiquer, la presse alerter, personne n’a intérêt à ce que le président Oligui Nguema et son gouvernement échouent, parce que nous allons tous en payer le prix. Pour ceux qui ne l’ont pas remarqué, nous sommes sans doute la première génération à vivre moins bien que nos parents et donc, en cas d’échec, ce sera pire pour nos enfants et nos petits-fils.

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