• Login
Le Confidentiel du Gabon
S'abonner
Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
  • Actualités
  • Economie
  • Gouvernance
  • Diplomatie
  • Environnement
  • Opinion
  • Société Culture et Sport
  • Matières Premières
  • Nominations
  • Publi-reportage
Le Confidentiel du Gabon
  • Actualités
  • Economie
  • Gouvernance
  • Diplomatie
  • Environnement
  • Opinion
  • Société Culture et Sport
  • Matières Premières
  • Nominations
  • Publi-reportage
Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
Le Confidentiel du Gabon
Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
Accueil Actualités

Édito : Où va le Gabon ?

En 2018, suite à l’accident vasculaire cérébral d’Ali Bongo Ondimba à Riyad, le pays plongeait dans le doute. Affaibli par la maladie, le chef de l’État laissait un vide que l’opposition et la société civile tentaient de combler en battant le bitume pour demander la vacance du pouvoir. Une question obsédante brûlait alors toutes les lèvres : « Qui dirige le Gabon ? ». Aujourd'hui, le décor a radicalement changé. Ali Bongo a été balayé par le « Coup de libération » de 2023, et Brice Clotaire Oligui Nguema a été plébiscité avec plus de 94 % des suffrages. Pourtant, alors que nous ne sommes plus en transition mais de plain-pied dans l'exercice d'un mandat constitutionnel, une autre interrogation, elle aussi existentielle, taraude les esprits : où va le Gabon ?

Arnaud Mbeng Edou par Arnaud Mbeng Edou
30 mars 2026
dans Actualités, Gouvernance, Opinion
Partager Sur FacebookPartager sur Twitter

Le journalisme est l’un des rares métiers au monde où l’on peut, le matin, partager un sandwich ou une bière avec un éboueur ou une vendeuse de tomates, et le soir, dîner avec le chef de l’État, un ministre ou un diplomate. Partout, en prenant le pouls du pays, le même refrain revient, teinté d’amertume : « Où allons-nous ? ».

A Lire Egalement

Gabon – L’affaire Alain-Claude Bilie-By-Nze : le début d’un avant et d’un après ?

Agriculture : Hervais Omva dénonce un bilan des 100 jours « hors-sol » et sans impact réel

Gab-Pêche : les failles d’un projet stratégique déjà à bout de souffle

Une impression d’essoufflement gagne le corps social. On a le sentiment — à tort, espérons-le — que le moteur de la nouvelle gouvernance tourne déjà à plein régime, que le gouvernement d’Oligui Nguema a déjà mobilisé tous ses leviers d’action et que ses ressources sont taries. Pourtant, le locataire du Palais de la Rénovation n’est qu’à l’aube de son septennat. Il flotte comme un air de fin de mandat précoce. On croirait presque que le Palais de la Rénovation et l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) traînent derrière eux quatorze ans de gestion et cherchent, coûte que coûte, à s’accrocher à un troisième mandat imaginaire.

Cette gouvernance rappelle étrangement les heures sombres de 2023, quand le Parti Démocratique Gabonais (PDG) tentait de forcer le destin pour un président isolé par la maladie en muselant l’opposition et l’espace public. À l’époque, pour valider une réélection impossible, il avait fallu simuler un dialogue national avec une opposition de façade, pendant que les figures historiques — Alexandre Barro Chambrier, Paulette Missambo, François Ndong Obiang ou Raymond Ndong Sima — claquaient la porte.

D’abord, nous avons eu droit à l’hyper-présidentialisme sans paravent. Nous avons adopté en 2024 par référendum une Constitution qui sacre un homme-orchestre : chef de l’État et chef du gouvernement. Soit. Que le Président assume l’entière responsabilité des affaires publiques sans l’artifice de ministres-fusibles pourrait être un gage de clarté. Sauf que dans cette nouvelle Constitution, le Parlement ne peut plus renverser le gouvernement. L’Assemblée nationale et le Sénat ne sont plus que des chambres d’enregistrement dévouées à l’UDB et ses alliés de circonstance. Sous Napoléon Bonaparte, on ne parlait plus de la cour du roi, mais de la cour de l’Empereur. Nous y sommes.

Sur le terrain, la méthode interroge. Je vous épargne la douleur des déguerpissements forcés derrière l’Assemblée nationale ou au carrefour SNI Owendo. Le gouvernement a choisi de démolir avant de songer, aux forceps, au relogement. Or, gouverner, c’est prévoir, pas panser des plaies que l’on a soi-même ouvertes.

Ensuite, après avoir prôné une souveraineté économique farouche, le gouvernement s’est résolu, en janvier dernier, à solliciter de nouveau l’appui de l’institution de Bretton Woods. Un virage à 180 degrés qui interroge. Je vous fais l’économie de la loi de finances 2026, jugée irréaliste par les agences de notation et que le gouvernement va modifier dans quelques mois après un accord passé avec le FMI.

Pourtant, alors que l’on pensait avoir atteint le paroxysme de la surprise et que le pays semblait avoir tout vu, le pouvoir a prouvé qu’il disposait encore d’une réserve inépuisable de décisions imprévisibles.

En effet, qui aurait pu prédire la suspension brutale des réseaux sociaux ? Malgré les recours d’Alain-Claude Bilie-By-Nze ou les saisines de la Cour constitutionnelle, le pouvoir est resté sourd. Par dépit, les Gabonais se sont mués en experts des VPN pour rester connectés au monde. Nous ressemblions à ces Européens de l’Est qui, derrière le Rideau de fer, pirataient les ondes pour écouter les Beatles ou regarder un western spaghetti.

Alors que l’on pensait avoir désormais tout vu, que plus rien ne semblait pouvoir encore nous surprendre, c’était cruellement se tromper.

Car, contre toute attente, le lundi 26 mars, le pays s’est réveillé avec une réforme profonde du Code de la nationalité, imposée par ordonnance. Sans débat national, sans pédagogie, des piliers de notre vivre-ensemble — déchéance, conditions d’obtention — ont été modifiés comme une simple formalité administrative. Sauf surprise majeure, ce texte sera ratifié en l’état par un Parlement acquis à la cause.

Quels lendemains ? Demain, quelle sera la surprise de l’exécutif ? Le rétablissement de la peine de mort ? La pénalisation de l’homosexualité ? L’abandon du FCFA ? La fermeture arbitraire des frontières ? L’obligation désormais de porter un prénom à consonance locale dans son état civil ? Ne riez pas !

Plus sérieusement, c’est un sujet d’inquiétude. Hier, c’était : qui dirige le pays ? Aujourd’hui, c’est : où va le Gabon ?

L’opposition et la société civile, du moins ce qu’il en reste, ont beau critiquer, la presse alerter, personne n’a intérêt à ce que le président Oligui Nguema et son gouvernement échouent, parce que nous allons tous en payer le prix. Pour ceux qui ne l’ont pas remarqué, nous sommes sans doute la première génération à vivre moins bien que nos parents et donc, en cas d’échec, ce sera pire pour nos enfants et nos petits-fils.

L'URL courte de cet article est : https://www.leconfidentiel.ga/kaj4
Partage32Tweet20EnvoyerPartage

Articles Recommandés pour vous

Gabon – L’affaire Alain-Claude Bilie-By-Nze : le début d’un avant et d’un après ?

par Arnaud Mbeng Edou
22 mai 2026
0

Le paradoxe est saisissant. Pendant plus d’une décennie, Alain-Claude Bilie-By-Nze aura été l’un des visages les plus constants du système déchu. Porte-parole combatif de la présidence, ministre omniprésent,...

Agriculture : Hervais Omva dénonce un bilan des 100 jours « hors-sol » et sans impact réel

par Arnaud Mbeng Edou
22 mai 2026
0

Le bilan des 100 jours du gouvernement, présenté comme un point d’étape de l’action publique par les autorités, ne passe visiblement pas dans certains cercles du monde agricole....

Gab-Pêche : les failles d’un projet stratégique déjà à bout de souffle

par leconfident
22 mai 2026
0

À son lancement en août 2025, le discours était structuré, ambitieux, presque millimétré. Gab-Pêche devait incarner une rupture dans la gestion de la filière halieutique : professionnalisation de...

Michel Ongoundou Loundah dénonce une alliance de falsificateurs au cœur du processus électoral, photo Com Réagir.

Par Michel Ongoundou Loundah : Gabon, quand les « Libérateurs » chaussent les bottes de la dictature

par leconfident
21 mai 2026
0

Au Gabon, l’histoire ne se contente pas de bégayer, elle avance en boucle. Les visages et uniformes changent, les acronymes – PDG, CTRI, UDB se renouvellent, mais les...

Gabon : EPG durcit le ton et fait de l’affaire Bilie-By-Nze un dossier international

par Arnaud Mbeng Edou
20 mai 2026
2

Dans une déclaration rendue publique ce 20 mai 2026, le bureau exécutif d’EPG accuse les autorités judiciaires d’avoir transformé une procédure pénale en instrument de pression politique. Le...

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

UNE QUESTION ? CONTACTEZ NOUS

Toute l’équipe de Le Confidentiel reste à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire.

Par email : contact@leconfidentiel.net

Inscrivez-vous à notre Newsletter

  • Les appels de fonds suspects de Vincent de Paul Massassa dans un compte offshore aux entreprises pétrolières et gazières, crédit/Le Confidentiel

    Les appels de fonds suspects de Vincent de Paul Massassa dans un compte offshore aux entreprises pétrolières et gazières

    1080 partages
    Partage 432 Tweet 270
  • Gabon : quand Brice Clotaire Oligui Nguema assume sa polygamie au sommet de l’Etat

    732 partages
    Partage 293 Tweet 183
  • Grande Loge du Gabon : Jacques-Denis Tsanga succède à Ali Bongo Ondimba

    715 partages
    Partage 286 Tweet 179
  • Le Directeur général de la Sotrader Ahmed Bongo Ondimba viré

    670 partages
    Partage 268 Tweet 168
  • Le factice testament de Mohamed Nour Ed-Din Edouard Valentin BONGO

    596 partages
    Partage 238 Tweet 149
Le Confidentiel du Gabon

Ni juges, ni partis, nis soumis : nous sommes Le Confidentiel

Dernière Info
Formation : 60 conducteurs de grues offshores mieux outillés
Olam Palm Gabon développe le réseau des pharmacies agréées CNAMGS
Reconnaissance du système TRACER par l’Union Européenne
GSEZ : La sécurité aérienne à tout prix
RSE : GSEZ échange avec ses parties prenantes
  Flash Infos
Affaire Bilie-By-Nze : Me Gisèle Eyue Bekale annonce une saisine de la Cour de cassation 15 mai 2026
État de la Nation : Oligui Nguema bientôt devant le Parlement ? 4 mai 2026
Détention d’Alain-Claude Bilie-By-Nze : Me Sarah Ognyane dénonce une procédure « disproportionnée » 17 avril 2026
Gabon – Bilie-By-Nze placé sous mandat de dépôt 16 avril 2026
Procédure en cours au tribunal : Bilie-By-Nze fixé dans les prochaines heures 16 avril 2026
Next
Prev

Telephone: 066275628
Telephone: 074841694
Email: contact@leconfidentiel.ga

Pour ou contre un procès du président déchu Ali Bongo Ondimba déposé par les forces de défense et de sécurité le 30 août 2023 ?

  • Qui Sommes-Nous ?
  • Devenez une source
  • Pourquoi s’abonner ? 
  • Contactez-Nous
  • La rédaction

© 2026 Le Confidentiel - Powered By Webmaster Freelance

Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
  • Actualités
  • Economie
  • Gouvernance
  • Diplomatie
  • Environnement
  • Publi-reportage
  • Opinion
  • Société Culture et Sport
  • Matières Premières
  • Nominations
  • Qui Sommes-Nous ?
  • Contactez-Nous
  • Devenez une source
  • Pourquoi s’abonner ? 

© 2026 Le Confidentiel - Powered By Webmaster Freelance

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
×