La question ne s’est visiblement pas posée longtemps. Au sein de l’AP, on considère que le moment n’est pas venu de bousculer la direction. Ndong Sima connaît le parti, connaît le terrain, connaît les adversaires. Dans une période où beaucoup de formations politiques gabonaises cherchent encore leur boussole, ce choix de la continuité est assumé pleinement.
3 822 adhérents et cinq provinces
Le secrétaire général Wilfried Nguema Mve a sorti les chiffres. Le parti est désormais implanté dans cinq provinces avec 3 822 adhérents. Des cellules de base continuent d’être installées. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est concret. L’AP construit méthodiquement, loin des grandes déclarations.
Les défaites ? Des leçons
Sur les résultats électoraux décevants, la direction n’a pas botté en touche. Les législatives et les locales ont été analysées sans fard. Le discours tenu : on n’a pas obtenu ce qu’on voulait, mais on sait pourquoi, et on repart. Simple, sans excès d’autoflagellation ni de déni.
Dans les règles
L’AP revendique sa conformité avec la loi du 27 juin 2025 sur les partis politiques. Un détail qui n’en est pas un, dans un contexte où la Transition surveille de près l’activité des formations politiques.
Un congrès réussi ne fait pas une victoire électorale. Ndong Sima et son équipe le savent. Le vrai verdict viendra des urnes.






