Pour lui, la situation actuelle ne souffre plus d’ambiguïté et impose une rupture claire avec le fonctionnement en cours. « Dès sa création, la Coalition a demandé la suspension du processus électoral ainsi que la mise en place d’un comité de normalisation, ce que nous espérons vivement », insiste-t-il, estimant que cette orientation est aujourd’hui la seule capable de rétablir la crédibilité du processus.
Dans l’attente des conclusions de la mission de la FIFA au Gabon, Darneau Essia Ndong refuse toute précipitation mais maintient une ligne ferme. « Nous attendons les recommandations et décisions de la FIFA à l’issue de sa mission au Gabon », rappelle-t-il, soulignant que les décisions à venir seront déterminantes pour la suite du football national.
Face à ceux qui minimisent la crise et la réduisent à un simple dysfonctionnement administratif, il hausse le ton et met en garde contre une lecture qu’il juge superficielle. « Chacun est libre de son interprétation. Toutefois, il est important de reconnaître que ce “problème administratif” a des conséquences significatives », affirme-t-il, estimant que les effets de la situation actuelle dépassent largement le cadre technique.
Il développe ensuite un argumentaire centré sur les exigences de conformité institutionnelle. « Concrètement, pour obtenir un agrément technique, la fédération doit disposer de statuts et d’un code électoral conformes à la législation gabonaise. En l’absence de ces ajustements, aucun agrément ne peut être délivré », explique-t-il, avant d’ajouter : « Or, pour modifier ces statuts, une normalisation apparaît nécessaire. »
Sur la question sensible de la gestion d’une éventuelle transition, Darneau Essia Ndong se montre catégorique. « Absolument pas. On ne peut pas être à la fois juge et partie », tranche-t-il, rejetant toute idée de maintien du bureau sortant dans un processus de réorganisation.
Il élargit ensuite le débat au rôle des autorités publiques dans la restructuration du sport national. « Le gouvernement gabonais a clairement affiché sa volonté de réorganiser l’écosystème sportif national, sans exception », souligne-t-il, estimant que la dynamique actuelle s’inscrit dans une logique globale de réforme.
Sur les relations avec la FIFA, il adopte une lecture institutionnelle affirmée de la souveraineté nationale. « La FIFA n’est pas au-dessus de l’État gabonais. La FEGAFOOT n’est pas un État souverain. C’est le Gabon qui autorise la fédération à organiser le football sur son territoire, et non l’inverse », déclare-t-il, assumant une position de principe.
Concernant la crainte de sanctions internationales, il se veut rassurant. « Le Gabon a toujours entretenu de bonnes relations avec ses partenaires internationaux, y compris la FIFA. À ce stade, il n’y a pas de raison de redouter des sanctions », estime-t-il.
En conclusion, Darneau Essia Ndong appelle à une mobilisation générale autour de la réforme du football national, tout en dénonçant certaines résistances. « Nous appelons tous les acteurs du football gabonais à rester mobilisés. Nous sommes conscients que certaines forces agissent à l’encontre de l’intérêt général, mais nous restons déterminés à défendre notre souveraineté », lance-t-il, avant de conclure avec fermeté : « Le football gabonais n’est pas condamné à l’échec. »







