Les retards concernent à la fois les échéances courantes et les dettes accumulées sur des périodes antérieures. Sur les échéances courantes, 206,140 milliards de FCFA restent impayés, dont 154,334 milliards à l’étranger. Ces dettes extérieures se répartissent en 69,235 milliards de bilatérales, 33,738 milliards de commerciales et 51,361 milliards de multilatérales. Sur le plan intérieur, 51,806 milliards de FCFA d’échéances courantes sont en souffrance, dominés par la dette moratoire (47,332 milliards).
Les arriérés sur échéances antérieures sont tout aussi alarmants : 183,743 milliards à l’extérieur et 47,591 milliards à l’intérieur, la totalité de ces derniers correspondant à des dettes moratoires. Cette accumulation rapide d’impayés alerte les experts financiers. Le stock croissant des arriérés fragilise la crédibilité du Gabon sur les marchés financiers et pourrait compliquer l’accès à de nouveaux financements.
La DGD assure que des mesures sont mises en place pour endiguer la progression des arriérés et stabiliser les finances publiques. Mais la lenteur des paiements laisse planer un doute sur la capacité du pays à honorer ses engagements à court terme, un signal fort pour les partenaires internationaux.
Le Gabon se retrouve ainsi à un tournant critique : réduire ces arriérés devient urgent pour éviter un impact durable sur son économie et sa réputation financière.







