Avec L’UNION
Les voyageurs gabonais habitués de la ligne Libreville-Paris vont devoir revoir leur budget transport. En cause : l’annonce par Air France d’un ajustement de sa « surcharge carburant », conséquence directe du conflit au Moyen-Orient qui rallonge les temps de vol et renchérit le kérosène.
Une surcharge qui double sur le long-courrier
Selon les nouvelles dispositions de la compagnie, le montant de la taxe carburant pour un vol long-courrier aller-retour, qui était de 50 euros, grimpe désormais à 100 euros. Pour le passager au départ de Libreville, cela représente une dépense supplémentaire de 32 800 FCFA, portant la surcharge totale à environ 65 600 FCFA par billet.
Cette ponction s’ajoute à une première augmentation déjà appliquée en mars dernier. Pour les vols de moyenne distance, la hausse est plus modérée mais bien réelle, fixée à 6 560 FCFA par aller-retour.
Libreville dans l’expectative
Pour l’heure, la direction d’Air France n’a pas encore officialisé l’application de ces nouveaux tarifs spécifiquement au départ de l’aéroport international Léon Mba. Toutefois, le contexte international laisse peu de place au doute. Les concurrents directs affichent déjà des hausses plus agressives : chez Air India ou Cathay Pacific, les suppléments dépassent parfois les 100 000 FCFA.
Comme le souligne Pascal de Izaguirre, président de la FNAM, ces ajustements sont « inévitables ». Face au risque de vols déficitaires dû au détournement des routes aériennes traditionnelles, les transporteurs n’ont d’autre choix que de répercuter les coûts d’exploitation sur le client final.
Un impact sur le trafic estival ?
À l’approche des vacances, cette inflation aérienne pourrait freiner les projets de déplacement des ménages gabonais et des opérateurs économiques. Si la hausse n’est pas encore visible sur tous les écrans de réservation à Libreville, les experts recommandent la vigilance : le coût du voyage vers l’Europe n’a jamais été aussi sensible aux soubresauts de l’actualité mondiale.







