Les raisons d’une intervention musclée
Cette suspension s’appuie sur des griefs majeurs accumulés ces derniers mois. Le ministère pointe d’abord de graves irrégularités administratives, avec des ligues et associations votantes dépourvues de reconnaissance juridique. Le climat électoral était également délétère : Pierre-Alain Mounguengui se retrouvait seul candidat en lice après le rejet des dossiers de tous ses adversaires par la commission électorale, une situation vivement critiquée par l’ANFPG. Enfin, le naufrage des Panthères lors de la CAN 2025 (0 point au compteur) a fini de convaincre les autorités de la nécessité de nettoyer la gouvernance actuelle.
Vers une restructuration profonde
Le ministère ne compte pas laisser le football gabonais dans le vide. Une opération « Papiers pour tous » va être lancée via un guichet unique Sports-Intérieur pour régulariser, sous six mois, la situation de toutes les entités sportives. Pour ne pas paralyser le secteur, le championnat national est maintenu, préservant ainsi l’activité des joueurs et l’économie locale.
L’objectif affiché est d’imposer une rigueur nouvelle avant toute reprise du scrutin. Cette période de transition devra se faire sous l’œil vigilant de la FIFA, qui a déjà anticipé les événements en décalant le calendrier électoral à décembre 2026. Si le spectre d’un Comité de Normalisation comme en 2014 reste présent, l’heure est pour l’instant à la réforme interne.
Il est à noter que cette mesure d’assainissement global touche aussi le Comité National Olympique Gabonais (CNOG), dont le processus est également suspendu. C’est donc l’ensemble du sport national qui entame aujourd’hui sa mue administrative.







