Le climat sportif au Gabon est sous haute tension depuis l’annonce du ministre des Sports, Paul-Ulrich Kessany, de suspendre les processus électoraux de la Fégafoot et du Comité national olympique (CNOG). Cette décision, justifiée par une volonté de “modernisation” et d’”assainissement” des instances, a provoqué une réaction immédiate des instances internationales, soucieuses du respect de l’autonomie des fédérations sportives.
Un calendrier de crise pour les émissaires
L’arrivée de ces six émissaires marque le début d’une médiation cruciale. Selon les informations recueillies, la mission internationale débutera par une séance de travail avec les responsables du ministère des Sports afin de clarifier les motifs de l’arrêt du processus électoral. Dans un second temps, la délégation rencontrera le bureau exécutif sortant de la Fégafoot, actuellement dirigé par Pierre-Alain Mounguengui.
L’objectif de ces discussions est double : évaluer la conformité des statuts et traiter les contentieux relatifs aux candidatures rejetées. La FIFA et la CAF devront trancher sur la validité du collège électoral et sur les réformes structurelles exigées par le gouvernement gabonais.
Vers une période de transition de huit mois ?
Pour sortir de cette crise, le scénario d’un comité de gestion provisoire semble se préciser. Les experts internationaux pourraient proposer de confier la gestion des affaires courantes à l’équipe sortante de la Fégafoot pour une durée de huit mois. Ce délai permettrait de stabiliser l’institution, de réviser les textes réglementaires et d’organiser un nouveau scrutin dans des conditions acceptables par toutes les parties.
Un contexte sportif difficile
Cette crise institutionnelle survient alors que les performances sportives du pays sont à la peine. En marge des tensions à la fédération, les résultats décevants enregistrés aux Championnats du monde juniors de Taekwondo, marqués par les éliminations précoces de Boulouchi et Bouanza, soulignent l’urgence de retrouver une sérénité administrative pour ne pas pénaliser davantage les athlètes sur le terrain.
La visite de la FIFA et de la CAF sera donc déterminante pour l’avenir du football gabonais, dont le destin se joue désormais dans les bureaux de Libreville.







