Le programme insiste sur la nécessité de professionnaliser le fonctionnement du CNOG afin de corriger certaines insuffisances relevées dans la gestion de l’institution. Il prévoit la mise en place de mécanismes de contrôle interne, la publication régulière des contrats ainsi que le recours à des audits indépendants. À plus long terme, il évoque l’engagement d’une démarche qualité visant une certification ISO 9001 dans un délai de sept ans, dans l’objectif de renforcer la rigueur dans la gestion des ressources et des subventions.
Un dispositif renforcé pour les athlètes
Le texte place les athlètes au centre des réformes envisagées, avec l’ambition de structurer davantage leur accompagnement sur les plans juridique, technique et financier. Il est notamment prévu la mise en place d’un programme de bourses estimé à 150 millions de FCFA par an.
Sur le plan des performances, l’objectif affiché est d’augmenter le nombre de qualifiés aux Jeux olympiques, avec une projection de huit athlètes pour l’édition 2032, contre deux en 2024. Le programme évoque également la création de centres d’entraînement dédiés à certaines disciplines comme le taekwondo, le judo et la boxe, ainsi que l’élargissement du réseau sport-études à une dizaine d’établissements sur le territoire national.
Une stratégie de diversification des financements
Face aux contraintes budgétaires, le document propose une diversification des sources de financement du mouvement sportif. Il prévoit la création d’un fonds d’investissement baptisé « Olympic Capital », avec un objectif de levée de deux millions de dollars. Ce mécanisme serait destiné à soutenir la reconversion des athlètes et à financer des projets d’infrastructures susceptibles de générer des revenus.
La stratégie évoquée repose également sur le développement de partenariats public-privé, la commercialisation de produits dérivés et la valorisation de contenus audiovisuels, dans une logique d’autonomisation progressive des fédérations.
Un objectif de rayonnement international
Enfin, le programme ambitionne de renforcer la visibilité du Gabon sur la scène sportive internationale, à travers l’organisation de compétitions et l’accueil de réunions d’instances sportives à Libreville. Il prévoit également l’élargissement du champ fédéral à de nouvelles disciplines, dont le breakdance, l’escrime, le tir à l’arc et l’e-sport.
L’ensemble de ces orientations vise à repositionner le CNOG comme une structure modernisée, davantage tournée vers la performance et l’intégration du sport gabonais dans les standards internationaux.







