Dans un contexte de relance économique, les deux responsables ont insisté sur la nécessité d’un meilleur arrimage entre les ambitions publiques et les instruments financiers disponibles. Libreville mise sur le futur Plan national de croissance et de développement pour structurer sa trajectoire, tandis que la BDEAC entend déployer son plan stratégique AZOBE 2023-2027 comme levier d’intervention. Objectif affiché : concentrer les financements sur des infrastructures jugées critiques, notamment dans les transports, le réseau routier et l’appareil industriel.
Au-delà des grands travaux, la question du soutien au secteur privé s’est imposée comme un axe central des échanges. L’institution sous-régionale veut intensifier son appui aux entreprises locales, encore confrontées à des difficultés d’accès au crédit. Une orientation qui s’inscrit dans la volonté des autorités gabonaises de rééquilibrer le modèle économique en faveur d’une production nationale plus robuste.
Cette inflexion est particulièrement visible dans le dossier de la souveraineté alimentaire. À l’approche de l’échéance fixée par le gouvernement pour l’arrêt des importations de poulets de chair au 1er janvier 2027, la BDEAC se positionne pour accompagner financièrement la filière. L’enjeu est clair : permettre aux producteurs locaux de monter en capacité et réduire une dépendance structurelle aux importations.
Au terme de la rencontre, les deux parties ont affiché une convergence de vues sur l’urgence d’accélérer les investissements. En combinant financement, ingénierie et suivi des projets, Libreville et la BDEAC espèrent désormais passer d’une logique de programmation à une dynamique d’exécution, condition indispensable pour traduire les ambitions économiques en résultats tangibles.







