Dans une déclaration officielle, le magistrat a d’abord tenu à rappeler l’origine judiciaire du dossier : « Le parquet de la République porte à la connaissance du public qu’une enquête préliminaire est actuellement diligentée par lui et ses services compétents à la suite d’une plainte déposée par une citoyenne gabonaise mettant en cause M. Alain-Claude Bilie-By-Nze pour les faits présumés d’escroquerie et d’abus de confiance. »
Au centre de cette procédure, une affaire financière dont les contours restent encore à établir. « Les faits dénoncés portent sur le non-remboursement allégué d’un montant d’une valeur de 5 millions de francs CFA qui lui auraient été remis à la suite de l’organisation des festivités de la fête des cultures », précise le procureur, ajoutant que « à ce jour, la dite citoyenne n’est toujours pas rentrée en possession de son argent. »
Dans un climat marqué par une forte médiatisation, le chef du parquet insiste sur le caractère évolutif de l’enquête : « Je précise que les investigations se poursuivent sous la direction du parquet en vue d’établir la matérialité des faits et d’en tirer toutes les conséquences procédurales utiles. » Il appelle ainsi à la prudence, rappelant que « la qualification définitive et la suite à donner à la procédure seront arrêtées au terme de l’enquête. »
Au cœur de sa prise de parole, deux principes majeurs : l’indépendance de la justice et le respect des droits fondamentaux. « Je tiens à souligner que l’autorité judiciaire a agi en toute indépendance dans le cadre de la loi », affirme-t-il, avant de marteler que « la loi est appliquée avec la même rigueur, sans considération de la qualité de la personne considérée. »
Face aux jugements hâtifs et aux procès d’intention qui circulent, le magistrat rappelle avec fermeté un principe cardinal de l’État de droit : « Il est rappelé que la personne mise en cause bénéficie pleinement de la présomption d’innocence, principe à valeur constitutionnelle dont le respect s’impose à tous. »
Enfin, dans un contexte où l’affaire suscite une attention soutenue, le procureur en appelle à la responsabilité collective : « Il est enfin rappelé le respect du secret de l’enquête et à la retenue de chacun dans l’intérêt de la sérénité de la procédure et des droits des parties. »
Alors que l’enquête suit son cours, cette affaire, au-delà des faits allégués, pose en filigrane la question de l’équilibre entre exigence de transparence, pression de l’opinion et respect du temps judiciaire.







