À la tête de ce groupe, on retrouve Célestin Yanindji, dont la présence donne un poids politique majeur à l’expédition. Président de la Fédération Centrafricaine de Football et membre de la Commission des Associations Membres de la FIFA, il fait office de chef de file pour cette médiation. Il est épaulé par Emilie Christine Doms, Directrice des services de gouvernance de la FIFA, et Ahmed Harraz, Chef d’équipe au sein du même service. Ces deux spécialistes de l’administration mondiale du football sont chargés d’auditer la régularité du processus électoral. Le volet légal est quant à lui assuré par Nadim Magdy Maurice Kamel, Conseiller juridique de la CAF, qui devra examiner la conformité des décisions prises par les autorités gabonaises.
L’agenda de la mission ne laisse place à aucun répit. Les émissaires ont débuté leurs travaux par une rencontre avec le président de la FEGAFOOT, Pierre Alain Mounguengui, avant de se pencher sur les dossiers de la Commission Électorale. Le point d’orgue de ce séjour sera l’entretien avec le ministre Paul Ulrich Kessany. Cette réunion au sommet doit permettre de confronter les exigences de neutralité de la FIFA aux raisons ayant poussé l’État gabonais à suspendre le scrutin.
L’issue de ces discussions déterminera si la FEGAFOOT pourra poursuivre sa transition électorale ou s’il s’expose à des mesures plus radicales de la part des instances internationales.







